Birmanie: la junte libère le moine bouddhiste ultranationaliste Wirathu

Le moine bouddhiste et islamophobe Wirathu a été libéré par la junte birmane.
Le moine bouddhiste et islamophobe Wirathu a été libéré par la junte birmane. Reuters

En Birmanie, la junte a libéré Ashin Wirathu, le moine ultranationaliste et antimusulman, surnommé « le Ben Laden bouddhiste ». Il avait été enfermé en novembre dernier par le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, mais la junte militaire qui a pris le pouvoir il y a six mois vient de le libérer.

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« Le visage de la terreur bouddhiste » : c’est le qualificatif qu’avait trouvé le Times en 2013 lorsqu’il avait mis en Une le moine birman. Le magazine américain le traitait aussi de « Ben Laden bouddhiste » pour sa propension à attiser la haine religieuse.

Il avait, au début des années 2000, été condamné à 25 ans de prison pour incitation à des émeutes contre les musulmans. Il a depuis été accusé d’exciter la violence contre les Rohingyas, cette minorité musulmane largement chassée de Birmanie par les militaires en 2017.

Mais si Ashin Wirathu s’était à nouveau retrouvé derrière les barreaux en novembre dernier, c’est dans l’attente d’un procès pour « incitation à la haine » envers le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, renversé en février dernier par un coup d’État militaire. 

Mais depuis, alors que d’autres nationalistes enfermés pour sédition étaient peu à peu libérés, Ashin Wiratu, pourtant fervent partisan des militaires, était resté en prison. La pression de ses partisans sur la junte a donc commencé à se faire insistante, et le mois dernier une vidéo du moine accusant le gouvernement militaire de chercher à le rendre fou avait largement circulé sur les réseaux sociaux. La junte l’a donc libéré – mais sans pour autant expliquer l’abandon de toutes les charges le visant. 

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