REPORTAGE

Inde: bannie en 2020, la fête de Ganesh de retour malgré la Covid-19

Des fidèles hindous font la queue pour vénérer le dieu Ganesh à Bangalore le 11 septembre.
Des fidèles hindous font la queue pour vénérer le dieu Ganesh à Bangalore le 11 septembre. © RFI - Côme Bastin

Coup d’envoi en Inde de la saison des fêtes avec la célébration du dieu Ganesh qui avait lieu ce week-end. Alors que la pandémie se stabilise pour l'instant dans le pays, les festivités retrouvent un peu de normalité pour le plus grand bonheur des fidèles hindous.

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De notre correspondant à Bangalore

Un parfum de liberté flotte pour les fidèles hindous de la ville de Bangalore. Dans la rue, une femme chante devant les centaines de personnes qui font la queue pour recevoir la bénédiction du dieu Ganesh. Naresh est venu avec sa famille, trop heureux de pouvoir enfin effectuer ses rites sacrés. « Nous sommes à Basavanagudi, le quartier des temples. On trouve ici un temple géant dédié au dieu taureau Nandi et bien sûr le fameux temple de Ganesh », dit-il.

Une fois à l'intérieur, la famille de Naresh dépose des fleurs devant la statue de la divinité éléphant et se fait bénir par un prêtre hindou. « Le dieu Ganesh représente l’univers. En le vénérant, c’est toute l’Inde qui communie dans l’unité ! L’année dernière, nous avons dû le faire à la maison. Mais en se rassemblant tous ensemble, il y a beaucoup plus de vibrations », poursuit-il.

« Les gens sont contents »

Plus encore qu’en Europe, la fermeture des cérémonies dans les lieux de culte, liée à la pandémie, a affecté en Inde une large partie de la population, très pieuse. À la sortie du temple, les marchands d’idoles ont réinvesti les lieux, une manne financière bienvenue après 18 mois au ralenti. Vivek, un autre fidèle, se confie. « Cela fait plus de 1 000 ans que l’on célèbre Ganesh en septembre. En 2020, tous les festivals étaient interdits. Cette année, une exception a été faite et les gens sont contents. Du coup, il y a beaucoup de monde, mais que voulez-vous ? », constate-t-il.

Depuis le mois de juillet, l'Inde stagne autour de 40 000 nouveaux cas de Covid-19 détectés par jour. L’État du Kerala pèse pour plus de la moitié des infections, mais la situation s'y améliore depuis une semaine. La seconde vague liée au variant Delta reste cependant dans les esprits. Malgré l’euphorie ambiante, Vivek regrette qu’aucune règle de distanciation sociale ne soit appliquée dans le temple : « J'espère que pour la prochaine grande fête des lumières, Diwali, des précautions seront prises. Ce serait plus sûr pour tout le monde. »

Alors que seule 18 % de la population a reçu deux doses de vaccin, les experts redoutent une troisième vague en Inde pour le mois d’octobre. Ce vendredi, le Premier ministre Narendra Modi a tenu une réunion pour augmenter les capacités hospitalières du pays, totalement submergées lors du dernier printemps.

►À lire aussi : Covid-19: dix millions de personnes vaccinées en un jour en Inde

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