Australie: après la rupture du «contrat du siècle» avec la France, la question du coût de ce revirement

Présentation du sous-marin de classe «Barracuda» proposé à la marine australienne jusqu'à la rupture du contrat (photo d'avril 2016).
Présentation du sous-marin de classe «Barracuda» proposé à la marine australienne jusqu'à la rupture du contrat (photo d'avril 2016). © Reuters

Au lendemain de la rupture du « contrat du siècle » avec la France, en Australie, la question que certains se posent, c’est combien va coûter ce revirement. Entre les pénalités à verser à Naval Group pour la rupture du contrat et ce qui va falloir payer pour l’acquisition des nouveaux sous-marins à propulsion nucléaire, l’addition pourrait être très lourde.

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Avec notre correspondant en Australie, Grégory Plesse

Passé l’heure de la stupéfaction et l'entrée de l’Australie dans le club très fermé des puissances disposant de sous-marins à propulsion nucléaire, vient celle de faire les comptes. C’est en tout cas la question que se pose Anthony Albanese, le leader de l’opposition travailliste : « Nous savons que jusqu’à présent, nous avons payé 2,4 milliards d’euros à Naval Group, qu’il y a des contrats de travail qui vont devoir être rompus, mais aussi des compensations substantielles à verser. Les contribuables australiens ont le droit de savoir combien cela va coûter ».

Combien pour les sous-marins nucléaires ?

Les pénalités à verser à Naval Group sont estimées par la presse australienne à environ 250 millions d’euros. Mais l’autre gros point d’interrogation, c’est le montant à verser pour l’acquisition de ces huit nouveaux sous-marins à propulsion nucléaire.

Un montant encore plus élevé

Une question à laquelle le gouvernement conservateur au pouvoir ne peut pas répondre pour l’instant. Il a indiqué qu’une évaluation allait être réalisée au cours des douze à dix-huit prochains mois. Mais Scott Morrison a néanmoins reconnu que le montant pourrait être plus élevé encore que pour le « contrat du siècle » signé avec Naval Group, qui portait sur plus 50 milliards d’euros.

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