Corée du Nord: tir d'un «projectile», Pyongyang affirme son «droit légitime» à tester des armes

Répliques de missile nord-coréen Scud-B au mémorial de la guerre de Corée, le 24 mars 2021. (Image d'illustration)
Répliques de missile nord-coréen Scud-B au mémorial de la guerre de Corée, le 24 mars 2021. (Image d'illustration) AFP - JUNG YEON-JE

La Corée du Nord a tiré un « projectile non identifié » dans la mer, au large de sa côte orientale, a annoncé, mardi 28 septembre, l'armée sud-coréenne, au moment même où Pyongyang affirmait devant l'ONU son « droit légitime » à tester des armes.

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Il s'agit du troisième tir effectué par la Corée du Nord en septembre 2021. Le premier avait impliqué un missile de croisière à longue portée et le deuxième des missiles balistiques à courte portée. Aucun autre détail n'a été pour l'heure divulgué par les chefs d'état-major interarmées de la Corée du Sud.

Renforcement des capacités de défense

Ce lancement intervient quelques jours après que Kim Yo-jong, l'influente sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a laissé entrevoir la possibilité d'un sommet entre les deux Corées, tout en exigeant au préalable que Séoul abandonne sa « politique hostile ». Dans le même temps, l'ambassadeur nord-coréen auprès de l'ONU, Kim Song, a affirmé que son pays avait le « droit légitime » de tester des armes et de « renforcer [ses] capacités de défense ». Il a ensuite réclamé que les États-Unis cessent leur « politique hostile » à l'égard de son pays. 

Par ailleurs, le lancement de ce « projectile » intervient le jour de l'ouverture d'une session de l'Assemblée suprême du peuple, le Parlement nord-coréen. Le Conseil de sécurité nationale de Corée du Sud s'est réuni en urgence après le tir de mardi. Dans un communiqué, il a « déploré ce lancement à un moment où la stabilité politique dans la péninsule coréenne traverse un moment extrêmement critique ». De récents appels du président sud-coréen Moon Jae-in visaient à déclarer une fin officielle au conflit intercoréen de 1950-1953, qui s'est terminé par un armistice et non par un traité de paix, laissant les deux parties techniquement en guerre depuis plus d'un demi-siècle.

« Une violation des multiples résolutions du Conseil de sécurité »

Le département d'État américain a condamné ce nouveau tir de missile dans un communiqué. « Ce lancement constitue une violation des multiples résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et représente une menace pour les voisins [de la Corée du Nord] et la communauté internationale », a-t-il estimé, appelant Pyongyang « à engager le dialogue ».

(Avec AFP)

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