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L'Autriche, paradis alpin pour les stars se préparant au Mondial 2010

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Pour un peu on aurait dit que l'Autriche était l'hôte de la Coupe du monde de football cette année plutôt que l'Afrique du Sud, par le nombre des équipes de stars venues s'entraîner sur ses verts alpages et y disputer des matchs amicaux à moins de dix jours du coup d'envoi.

La petite république alpine n'a pas failli à sa réputation d'accueil de qualité confirmée au cours de ces vingt dernières années auquel ont goûté des onze nationaux et clubs prestigieux comme Arsenal ou le Real Madrid, amateurs d'entraînements d'été en altitude.

Ces dernières semaines ses terrains de sports à plus de 1.000 mètres d'altitude ont vu débarquer des stars comme l'Espagnol Xavi Hernandez, l'Anglais Steven Gerrard ou le Néerlandais Wesley Sneijder, en quête d'acclimatation pour les matchs sur les hauteurs des plateaux sud-africains.

"Le climat ressemble à celui qu'on aura en Afrique du sud et l'altitude aussi", a noté le milieu de terrain espagnol Xabi Alonso, qui avait établi ses quartiers avec ses coéquipiers de la Roja à Schruns dans la petite province du Vorarlberg voisine de la Suisse.

"Les conditions sont bonnes pour l'entraînement et la préparation à la compétition", a-t-il ajouté.

Les joueurs ont également apprécié les camps sportifs à l'abri des médias dans des vallées isolées où ils peuvent se concentrer pleinement sur leur jeu.

Depuis la mi-mai et jusqu'à la fin de la semaine, neuf prétendants à la Coupe du Monde et d'autres équipes nationales ont ainsi établis leurs quartiers en Autriche.

Attirer les équipes les plus prestigieuses n'est pas toujours facile, le onze autrichien lui-même n'est que 68e mondial au classement FIFA. Mais ce petit pays s'est forgé une solide réputation pour ses camps d'entraînement parfaitement rodés ces dernières années.

"L'Autriche est un pays très sûr, un beau pays et bien sûre, et c'est le plus important, nous devons assurer un bon boulot d'organisateurs et être fiables," a souligné Nikolaus Pichler, directeur de l'agence IFCS, responsable de la venue des équipes d'Angleterre et de Nouvelle Zélande en Styrie (sud).

La bonne réputation aidant, les équipes ont afflué ces dernières semaines. "Les managers se parlent entre eux, les entraîneurs changent d'équipe, par exemple Fabio Capello est venu chez nous avec l'AS Rome, puis avec le Real Madrid et maintenant il est là comme manager de l'Angleterre", a relevé fièrement Nikolaus Pichler.

Autre avantage, les coûts sont relativement limités, selon lui. L'équipe anglaise a pu payer ses 10 jours de camp dans un château-relais cinq étoiles avec les revenus encaissés lors du match amical remporté contre le Japon à Graz le 30 mai.

Selon l'office du tourisme de Seefeld, organisateur du camp d'entraînement des Hollandais au Tyrol, un séjour de 10 jours pour 35 à 40 personnes dans un hôtel 5 étoiles coûte au moins 60.000 euros.

La Corée du Sud est venue avec son cuisinier et la ville de Schruns a même accepté de fermer chaque après-midi la rue de l'hôtel des Espagnols pour leur garantir une "siesta" en toute quiétude.

"Le nombre des demandes dépasse toujours nos capacités", a indiqué Bernadette Stauder de l'Office du tourisme de Seefeld, qui organise les camps d'entraînement depuis 1988.

Certes l'organisation en 2008 de l'Euro, avec la Suisse, a contribué à la promotion de l'Autriche, a reconnu Angelika Hofherr de l'Office du tourisme de Stubaital au Tyrol, hôte de l'équipe sud-coréenne à Neustift cette année

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