CARTO n°18, Le tourisme mondial

Pour des générations entières, le film Les Bronzés (1978), de Patrice Leconte, est un hymne à la flânerie de l’été. Après des mois de travail (et de grisaille), l’envie de soleil et d’ailleurs rappelle un droit fondamental : les vacances. En 2012, plus d’un milliard de personnes ont traversé leurs frontières nationales pour partir à la découverte du monde, d’un autre pays, d’une autre culture. Un record, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui n’est pas sans effet sur l’économie. En effet, le voyage est une industrie prospère, qui résiste tant bien que mal à la crise, le secteur permettant de sauver des États au bord du chaos financier, comme l’Espagne et la Grèce.

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Pour des générations entières, le film Les Bronzés (1978), de Patrice Leconte, est un hymne à la flânerie de l’été. Après des mois de travail (et de grisaille), l’envie de soleil et d’ailleurs rappelle un droit fondamental : les vacances. En 2012, plus d’un milliard de personnes ont traversé leurs frontières nationales pour partir à la découverte du monde, d’un autre pays, d’une autre culture. Un record, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui n’est pas sans effet sur l’économie. En effet, le voyage est une industrie prospère, qui résiste tant bien que mal à la crise, le secteur permettant de sauver des États au bord du chaos financier, comme l’Espagne et la Grèce.

Toutefois, il ne faudrait pas croire que le Vieux Continent est encore le principal centre d’attraction de la planète. Si la France reste la première destination mondiale en 2012, cela ne serait pas le cas si l’OMT ne distinguait pas dans ses statistiques Hong Kong et Macao du reste de la Chine. La République populaire est passée du dixième rang des pays les plus visités en 1990 au troisième rang en 2010. Dans cette « géographie des voyages », on ne saurait omettre les villes et régions visitées, non pas pour leur patrimoine historique ou la beauté de leurs paysages (comme la Corse, ici présentée par la Bibliothèque nationale de France), mais pour ce qu’elles représentent, à l’instar de Dubaï, symbole de la mondialisation où tout semble possible (même faire du ski en plein été), ou encore Auschwitz (Pologne), camp d’extermination nazi.
 

Le tourisme, c’est donc le loisir et le repos, mais aussi la culture, la découverte de l’autre, l’aventure, la mémoire, la santé, une économie locale et globale… Ses formes sont multiples et ne cessent d’évoluer. Un exemple serait… la Syrie. Certes, il est impossible de parler de tourisme dans un pays en guerre, mais les arrivées d’étrangers sont de plus en plus nombreuses, à la fois pour combattre ou soutenir le régime de Bachar al-Assad, la république baasiste se transformant en une nouvelle terre de djihad.

Dans ce numéro d’été (à lire donc dans un moment de détente), les sujets sérieux ne manquent pas : l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne le 1er juillet 2013, la position du Tchad en Afrique après l’opération « Serval » au Mali, la transition au Sri Lanka et au Yémen, l’avenir de l’industrie textile au Bangladesh après l’effondrement d’un immeuble le 24 avril 2013… Que le lecteur en vacances se rassure, il pourra également découvrir les secrets géopolitiques de l’Eurovision et du marché des cosmétiques.

Guillaume FOURMONT,

Rédacteur en chef délégué

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