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Les sièges de la Villa Arpel : une entreprise paradoxale

Le canapé des Arpel dans Mon oncle de Jacques Tati.
Le canapé des Arpel dans Mon oncle de Jacques Tati. Domeau et Pérès
Texte par : Danielle Birck
2 mn

Pour Bruno Domeau et Philippe Pérès, durant la reconstitution de la villa Arpel, leur « interprétation »  des sièges de Mon Oncle, décor et vedette du célèbre film de Jacques Tati, a été l’occasion d’une réflexion sur la société et leur métier.

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Une entreprise paradoxale, en effet, que celle qui les a contraints à « travailler sur, explique Bruno Domeau, sont liées à l’inconfort, puisque Tati voulait dénoncer une manière de paraître des personnages qui veulent avoir l’air ‘moderne’. On a donc travaillé à l’encontre de notre métier ».

Pour les éditeurs de mobilier contemporain que sont Domeau & Pérès, l’opération Tati a aussi été « une forme d’autocritique » par rapport à leur métier et le « snobisme » qui entoure parfois la création contemporaine. « Il y a des designers tellement pointus dans leur idée, jusqu’au-boutistes, qu’on arrive à des fauteuils qui n’en sont pas parce qu’on ne peut pas s’asseoir dessus », constate Bruno Domeau, en soulignant qu’il y a toujours eu « des meubles d’apparat »

Bruno Domeau

uniquement destin

Philippe Pérès

és à donner de l’importance à ceux qui les possédaient. « Nous aussi on joue avec ça, on n’en est pas dupe. Nous ne sommes pas seulement des fabricants qui fabriquent pour fabriquer. On cherche, on réfléchit par rapport à un univers, un style de vie, un art de vivre et on essaie de défendre cette idée là ».
 

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