Accéder au contenu principal
Historique

Le Jardin des Prairiales au château La Grange

«Elevage» de buis, au chateau de la Grange.
«Elevage» de buis, au chateau de la Grange. © Editions Gaud
Texte par : Danielle Birck
3 min

Ce jardin aux environs de Thionville, est l’un des tout derniers à avoir rejoint, en  juin 2009, le réseau des « Jardins sans Limites ».  Réalisé autour d’un édifice du XVIIIe siècle, soigneusement restauré, il mêle harmonieusement sur deux hectares ordonnancement à la française, prairies jardinées et  paysage naturel. Sans oublier une impressionnante collection de buis.

Publicité

Il aura fallu dix ans pour mener à bien  ce projet des Prairiales, avec, il est vrai, une interruption de deux ans, d’avril 2004 à avril 2006, dans l’attente du financement européen. Le jardin a été inauguré le 19 juin dernier, sous le parrainage prestigieux du domaine Renaissance de Villandry. Une intronisation toute récente. Aussi le propriétaire des lieux,  le comte de Selancy, demande-t-il aux visiteurs de porter sur les jardins « un œil indulgent, comme envers des petits enfants qui ont encore à grandir »… L’indulgence ne sera pas nécessaire : le charme du lieu s’impose de lui-même.

Un charme qui vient  de l’alternance de l’ombre et de la lumière, de la géométrie et de la fantaisie, de la sophistication et du laisser aller. Ombre des sous bois avec leurs variétés d’arbres  (hêtres rouges, érables champêtres, charmes, cerisiers, marronniers blancs et jaunes…) et de buis. « Le domaine en possède une centaine d’espèces sur les 140 recensées », indique le chef jardinier, Philippe de Rainvillers. On apprend au passage que les buis du Japon préfèrent l’ombre tandis et ceux d’Europe le soleil. Transition entre ombre et lumière dans les  « chambres végétales », des espaces avec fleurs et plantes sauvages dans un désordre organisé. La pleine lumière enfin, avec la vaste « prairie sauvage » qui s’étend face au château, sur les restes d’un parc à l’anglaise.  Une prairie fauchée deux fois par an, au printemps et en juillet. 

De chaque côté de cette prairie une allée. Des allées dites « de porcelaine », avec, dans les dalles d’une pierre provenant de l’Inde,  des incrustations de céramique rouge d’un côté, bleue de l’autre, « en écho aux salons de mêmes couleurs du château ».

 

Derrière le château un « jardin des lys » répond symétriquement à la prairieà la prairie. On franchit les douves, traverse le château, le temps d’admirer, entre autres, quelques tapisseries flamandes, un superbe poêle en faïence dans la salle à manger, une ancienne chapelle transformée en bibliothèque, les salons bleus et rouge … et on ressort par le pont-levis « qui fonctionne ! », nous assure-t-on.   

Avant de repartir, on prendra le temps d’admirer d’autres buis, bien rangés dans leurs grands pots, sous le soleil, le long d’une serre aménagée le long d’une aile du château.

L’entrée du domaine de La Grange dans le réseau des « Jardins sans Limites », va progressivement attirer des visiteurs luxembourgeois et allemands.  Une bonne chose et un guide parlant allemand s’impose donc. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, « c’est difficile d’en trouver un », nous confie le propriétaire.

Avis aux amateurs !

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.