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Afaire Clearstream

L'avocat de Nicolas Sarkozy s'adresse au tribunal

Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy dans le procès Clearstream.
Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy dans le procès Clearstream. Gonzalo Fuentes/Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 min

L'avocat Thierry Herzog va porter la parole de Nicolas Sarkozy, ce lundi, devant le tribunal de Paris. Après un mois de procès Clearstream il va expliquer les raisons qui ont poussé le président de la République à se constituer partie civile dans cette affaire. Les réquisitions du Parquet sont attendues ce mardi et les plaidoiries de la défense commenceront mercredi. Dans cette dernière ligne droite chaque camp espère l'emporter.

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Il est vrai que les débats de ce procès ont été pour le moins confus. Chacun campe sur ses positions et en dépit des multiples assauts contre Dominique de Villepin, Thierry Herzog n'est guère parvenu à déstabiliser l'ancien Premier ministre.

Les plaidoiries sont donc, aujourd'hui, particulièrement attendues, car il y a désormais un vrai travail d'explication à faire. Les avocats le savent bien, ils vont devoir transformer cette histoire complexe en un récit cohérent pour convaincre le tribunal.

Cet après-midi, Maître Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, sera seul. Il va donc plaider longtemps. Une plaidoirie qui aura un avant goût de réquisitoire. Méthodiquement, il va s'attacher à fermer toute les portes pour prouver que Dominique de Villepin a bien été le chef d'orchestre de cette manipulation politique. L'avocat va surtout mettre en exergue le fait qu'en juillet 2004, alors que le général Rondot avait la certitude que les fichiers Clearstream étaient faux, Villepin n'a rien fait pour stopper la calomnie.

Ce mardi, suivront les réquisitions de Jean Claude Marin, le procureur de Paris. Deux possibilités s'offre à lui : soit il reste fidèle à son réquisitoire de fin d'instruction, rédigé en 2008, estimant que Dominique de Villepin n'a pas fomenté n'y participé à la manipulation, mais a seulement négligé d'y mettre fin. Dans ce cas les peines demandées ne seront que symbolique.

Soit, le procureur va au-delà, et estime que Villepin est l'un des instigateurs de cette manipulation qui aurait commencé en janvier 2004 dès qu'est apparu le nom de Nicolas Sarkozy sur les listings Clearstream. Et dans ce cas, le procureur peut demander une peine beaucoup plus lourde, jusqu'à cinq ans d'emprisonnement

 

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