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Changement climatique

Les algues siliceuses racontent la réaction des écosystèmes

Reuters/François Lenoir
Texte par : RFI Suivre
2 min

L'université de Stockholm (Suède) communique les résultats d'un travail de thèse récemment publié par Linda Ampel, au sein du Département de Géographie et Géologie du Quaternaire à l’Université de Stockholm, étudie les effets des changements climatiques abrupts survenus durant la dernière période glaciaire sur les écosystèmes d’un site en Europe continentale.

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Des changements climatiques abrupts et de grande portée se sont produits à plusieurs reprises dans le passé. Par exemple, la dernière période glaciaire (d’il y a 115 000 ans environ à 11 500 ans environ) a été marquée de façon caractéristique par de nombreuses variations rapides et particulièrement prononcées. Ces oscillations sont survenues de manière cyclique tous les 1500 ans environ, et furent révélées par l’étude de carottes glaciaires du Groenland au début du dix-neuvième siècle. Les cycles débutaient par une hausse de la température très rapide, sur quelques années seulement ou plusieurs décennies, hausse pouvant atteindre entre 8 et 16 degrés au-dessus du Groenland.

Dans sa thèse de doctorat, Linda Ampel a étudié l'impact de ces variations rapides du climat sur les écosystèmes d’un site en Europe continentale. Ses investigations se sont fondées sur l’analyse de carottes sédimentaires extraites du lac ancien de Les Echets, situé près de Lyon dans l’Est de la France, et se sont concentrées sur l’intervalle allant d’il y a 40 000 à 16 000 ans.

Variations de température, de salinité, de lumière, de végétation etc

Plus précisément, les résultats sont fondés sur l’analyse de diatomées c'est-à-dire des algues siliceuses fossiles. Différentes diatomées sont associées à des milieux aquatiques préférentiels qui peuvent différer en termes de variables physiques et chimiques telles que la température, la salinité, l’abondance de nutriments, la lumière, la profondeur d’eau ou le type de végétation existant. A leur tour, ces paramètres dépendent notamment des conditions climatiques. C’est pourquoi la présence de différentes espèces de diatomées peut indiquer comment le milieu aquatique a réagi au climat et à ses changements, dans le passé.

L’analyse des diatomées dans les archives environnementales du site de Les Echets et de diverses variables physiques et chimiques (par exemple, le contenu en matières organiques et en grains de pollen d’arbres et plantes que le lac a conservés) montre que les écosystèmes dans et autour du lac ont subi des changements considérables pendant la dernière période glaciaire, suite aux variations climatiques cycliques et en particulier en réponse aux épisodes de réchauffement répétés.

« Ces résultats montrent que les écosystèmes ont subi des changements rapides lors des variations climatiques passées, nous permettant de penser que des modifications rapides pourraient également survenir dans le futur, en réponse, par exemple, au réchauffement climatique actuel », explique Linda Ampel.

Les études réalisées sur le marais des Echets ont fait partie d'un projet de recherche collectif franco-suédois.

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