Niger / Elections législatives

Le scrutin maintenu malgré les pressions internationales

Une délégation de la CEDEAO conduite par la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a rencontré à Niamey le président du Niger Mamadou Tandja.
Une délégation de la CEDEAO conduite par la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a rencontré à Niamey le président du Niger Mamadou Tandja. Reuters / Montage RFI

Les élections législatives de mardi sont maintenues. Les autorités nigériennes appellent la population à aller voter massivement. C'est la réponse sans appel donnée à la CEDEAO qui demandait dimanche un report du scrutin pour favoriser le dialogue politique. Samedi, le sommet des chefs d'Etat de la CEDEAO à Abuja avait décidé de sanctions à l'encontre du Niger et ce, trois jours avant les élections législatives. L'Union européenne serait sur la même ligne.

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La communauté internationale s'était faite discrète sur le dossier nigérien depuis le référendum du 4 août. A cette époque, la plupart des partenaires politiques et économiques de Niamey avaient désapprouvé la mise en place de la nouvelle Constitution et la rallonge de trois ans du mandat du président Tandja. Deux mois et demi plus tard, la CEDEAO, l’Union Africaine et l’Union européenne sortent de leur torpeur à l'occasion de ces législatives.

Selon des diplomates ouest-africains, mais aussi européens, ces législatives ne sont pas satisfaisantes. Elles sont organisées sur la base d'une nouvelle Constitution contestée tant par la classe politique nigérienne que par la communauté internationale. D'ailleurs samedi, le communiqué final du sommet de la CEDEAO d'Abuja estimait qu'à la suite du référendum constitutionnel du 4 août les autorités nigériennes devaient s'abstenir de commettre « d'autres actes qui pourraient approfondir les divisions dans le pays ».

De bonne source, l'Union européenne partage cette analyse. Au début de l'été, la commission européenne avait menacé de recourir à des sanctions pouvant conduire à la suspension de la coopération avec le Niger.

Selon nos informations, l'Union européenne devrait faire savoir, ce lundi, à Niamey, que ces menaces sont plus que jamais d'actualité.

 

 

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