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Guinée

Un médiateur dans le chaudron guinéen

Le président burkinabé Blaise Compaoré en compagnie du capitaine Moussa Dadis Camara, le 5 octobre 2009.
Le président burkinabé Blaise Compaoré en compagnie du capitaine Moussa Dadis Camara, le 5 octobre 2009. Reuters

Le président burkinabé, Blaise Compaoré, est arrivé, ce 5 octobre en fin de matinée, à Conakry pour tenter de mener à bien une médiation entre la junte au pouvoir et l'opposition. Une médiation qui intervient une semaine tout juste, après la sanglante répression qui a fait officiellement 57 morts, plus de 150 selon l'ONU.

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Le président burkinabé, Blaise Compaoré est arrivé juste avant 11 heures et quand son avion s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Conakry, le chef de la junte a remonté le tapis rouge, accompagné de ses proches collaborateurs, béret rouge et lunettes de soleil vissés sur le visage.

Blaise Compaoré et Moussa Dadis Camara ont reçu ; au son de la fanfare ; des foulards rouges, en signe de bienvenue. Sur le côté, des bannières accueillaient le président burkinabè : « Pour la paix et la stabilité en Guinée et dans la sous-région », pour certaines et « Bonne chance au médiateur, Blaise Compaoré », pour d'autres.

Les deux hommes ont ensuite parlé à la presse dans un salon de l’aéroport. Le président Compaoré a indiqué qu’il était venu voir comment relancer à la fois le dialogue et une conduite sereine du processus politique. Le facilitateur de la CEDEAO a aussi dit qu’il espérait obtenir de Moussa Dadis Camara des informations sur la conduite du processus électoral pour qu’il soit pacifique, apaisé, exempt de violence.

« Nous sommes là aussi pour écouter les doléances de toutes les parties, a dit Blaise Compaoré, et pour exprimer aux populations éplorées de la solidarité, de la compassion ».

Le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, interrogé sur les dernières déclarations du ministre français des Affaires étrangères, est parti dans une diatribe violente contre Bernard Kouchner qui avait déclaré qu’on ne pouvait pas travailler avec lui.

La mission de Blaise Compaoré s’annonce particulièrement difficile parce qu’il s’agit de renouer le dialogue entre la junte et l’opposition alors que c’est un véritable fossé qui s’est creusé depuis lundi dernier ; d’abord en raison de l’ampleur du massacre qui a eu lieu dans le stade, au moins 150 personnes selon l’ONU ; ensuite, parce que ceux avec qui il faut renouer le dialogue, les opposants, ont été blessés par les militaires dans le stade et qu’ils craignent actuellement pour leur sécurité.

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