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Evénement

Un sixième de l’humanité souffre de la faim

Le Burundi, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, s'efforce de redresser son secteur agricole.
Le Burundi, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, s'efforce de redresser son secteur agricole. : www.fao.org
Texte par : RFI Suivre | AFP
3 min

« Atteindre la sécurité alimentaire en temps de crise » : à l’occasion du Sommet mondial de l’alimentation, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souhaite, lors d'une semaine de mobilisation internationale, sensibiliser le grand-public, les experts, les personnels de Santé ainsi que les gouvernements et les bailleurs de fonds pour avancer vers l’éradication de la faim.

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Selon l'organisation onusienne, trente milliards de dollars par an, soit moins d’un dixième des subventions accordées à l’agriculture des pays riches, suffiraient à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici 2015.

 Quelle est l’importance de l’impact de la crise économique sur les pays en développement ? Les petites exploitations agricoles où vivent et travaillent 70 % de ceux qui ont faim dans le monde ne sont pas épargnées.

Les zones rurales des pays en développement sont dans une situation critique. L’indice des prix alimentaires de la FAO a augmenté en moyenne de 52% de mi-2007 à mi-2008. Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a augmenté de 75 millions en 2007. Depuis juillet 2008, les prix des produits alimentaires ont commencé à baisser, mais cette tendance à la baisse ne marque pas la fin de la crise alimentaire. D’après le Fonds monétaire international, les cours mondiaux des céréales restent supérieurs de plus de 63% à leur niveau de 2005.

1,02 milliards de personnes souffrent de la faim dans le monde soit un sixième de l’humanité est victime de sous-alimentation. La plupart des mécanismes d’adaptation sont épuisés. Il ne reste plus d’actifs à vendre, l’émigration vers les pays développés confrontés à la récession n’est plus une solution, le marché du crédit est resserré, les investissements directs étrangers sont très réduits et les exportations baissent tout comme l’aide au développement et l’assistance humanitaire.

Objectif 2015 : réduire de 50% la sous-alimentation

© INA

Pourtant, souligne la FAO, même en temps de crise, il est possible de soustraire les personnes aux pires effets de la faim et de la malnutrition. Localiser ceux qui ont faim, quelles régions et quelles collectivités du pays souffrent le plus de la faim, mettre en place des programmes sociaux en faveur de ceux qui ont faim, des allocations en espèces ou des bons alimentaires ou un programme de vivres-contre-travail sont des mesures possibles mais rarement appliquées. Des programmes de cantines scolaires peuvent répondre aux besoins des enfants plus âgés et la promotion de l’allaitement maternel à ceux des plus petits.

Selon les calculs de la FAO, l’agriculture des pays en développement a besoin d’investissements de 30 milliards d’USD par an sous forme d’aide aux agriculteurs pour atteindre l’objectif du Sommet mondial de l’alimentation de 1996 consistant à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d’ici 2015. Ce montant est faible lorsqu’on le rapproche des 365 milliards d’USD dépensés en 2007 pour soutenir l’agriculture dans les pays riches. Le bénéfice annuel global de 120 milliards d’USD permettrait d’améliorer la productivité agricole et consolider les moyens d’existence et la sécurité alimentaire dans les communautés rurales pauvres.

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