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Allemagne

Gouvernement Merkel II : les 4 hommes qui comptent

De gauche à droite : Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre allemand de la Défense ; Guido Westerwelle, vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères ; Thomas de Maizière, ministre de l’Intérieur ; Wolfgang Schäuble, ministre des Finances.
De gauche à droite : Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre allemand de la Défense ; Guido Westerwelle, vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères ; Thomas de Maizière, ministre de l’Intérieur ; Wolfgang Schäuble, ministre des Finances. AFP - Reuters
Texte par : Lucas Hochart
3 min

Angela Merkel a dévoilé samedi 24 octobre son nouveau gouvernement, dans lequel  quatre figures fortes émergent. De nombreux ministères étaient laissés vacants par le départ des sociaux-démocrates, et le jeu des chaises musicales a joué à plein pour recomposer cette nouvelle équipe.

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Karl-Theodor zu Guttenberg, 37 ans, ministre de la Défense

Il est baron. Sa femme est comtesse. Et depuis moins d’un an qu’il est entré au gouvernement, il est devenu le chouchou des électeurs de droite. Figure détonante de la politique allemande, Karl-Theodor zu Guttenberg est le leader de la puissante CSU, la branche bavaroise de la CDU. A 37 ans, il est le visage de l’avenir de la droite.

Seulement son transfert de l’Economie à la Défense n’est pas une promotion et ne lui offrira pas le même champ d’action. Mais les dossiers de l’Afghanistan et de l’OTAN lui donneront l’occasion d’être au plus près de son domaine de prédilection : les affaires internationales. Domaine qui est pourtant la chasse gardée de la révélation de ce scrutin, le président du FDP, Guido Westerwelle.

Guido Westerwelle, 47 ans, vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères

Alors que le parti émargeait à 6,2% aux élections précédentes en 2001, le tout nouveau président du FDP (Parti Libéral Démocrate) propose, à l’occasion du scrutin du 27 septembre, un objectif impensable : la stratégie du « 18 » ; c'est-à-dire viser 18%. Objectif presque atteint, puisqu’en récoltant 14,6% des suffrages, Guido Westerwelle est le nouveau vice-chancelier, et ministre des Affaires étrangères.

Bien que critiqué pour son inexpérience en politique étrangère et même pour son anglais sommaire, il arrive à ce poste fort de son image d’homme charismatique et éloquent. Il est aussi le premier politique allemand de premier plan ouvertement homosexuel.

Thomas de Maizière, 55 ans, ministre de l’Intérieur

C’est un proche d’Angela Merkel dont il a été le directeur de cabinet depuis son accession au pouvoir en 2005. Il hérite du ministère de l’Intérieur. En temps que bras droit de la chancelière, il a pris une part active dans la négociation du programme du nouveau gouvernement. Il a ainsi accordé les violons de la CDU, et des Libéraux,notamment sur la politique économique,au point qu’il était un temps pressenti comme le probable ministre des finances. Mais Angela Merkel a préféré donner ce ministère crucial à un homme fort de la politique allemande, Wolfgang Schäuble.

Wolfgang Schäuble, 67 ans, ministre des Finances

Une personnalité insubmersible de la vie politique allemande. Les Allemands le connaissent bien depuis qu’il a réunifié les polices de la RFA et de la RDA. Tâche qu’il a accomplie malgré l’attentat dont il a été victime. En 1990, un forcené lui tire dessus. Il est depuis cloué sur un fauteuil roulant. En 2000, il est écarté du parti, emporté dans l’affaire des caisses noires de la CDU.

Mais Angela Merkel le rappelle en 2005 au ministère de l’Intérieur, qu’il tiendra d’une main de fer. C’est un homme fort et dur qui arrive aux Finances. Il y a déjà posé sa patte en affirmant impossible, à moyen terme, de parvenir à un budget équilibré sans plomber l’économie. Une rupture totale avec le précédent gouvernement de coalition droite-gauche.

 

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