Accéder au contenu principal
VENEZUELA / COLOMBIE

Caracas accuse Bogota d'espionnage

Le président colombien Alvaro Uribe (à droite) et son homologue vénézuélien Hugo Chavez, lors du sommet de Santo Domingo le 7 mars 2008.
Le président colombien Alvaro Uribe (à droite) et son homologue vénézuélien Hugo Chavez, lors du sommet de Santo Domingo le 7 mars 2008. (Photo: Reuters)

Le Venezuela a accusé lundi la Colombie d'espionnage dans le cadre de l'enquête sur la mort de huit ressortissants colombiens retrouvés morts à la frontière entre les deux pays samedi dernier. « Des agents du DAS ont été repérés en train de se livrer à des travaux de renseignement », indique le communiqué du ministère vénézuélien des Affaires étrangères, sans donner plus de précisions sur cet espionnage présumé de la police secrète colombienne.  

Publicité

Avec notre correspondante à Caracas, Angèle Savino

« Le DAS (services secrets colombiens) a profité de l’enquête sur l’assassinat de huit Colombiens au Venezuela pour enquêter sur notre territoire », affirme le gouvernement vénézuélien.

Depuis la découverte des corps samedi dernier, le président colombien Alvaro Uribe, qui a qualifié cet acte de terroriste, a insisté pour qu’une enquête soit rapidement ouverte, et il a même proposé à son homologue Hugo Chavez que les deux pays collaborent pour arrêter les criminels.

Mais les autorités vénézuéliennes n’ont pas répondu jusqu’à la publication du communiqué. Elles ont par contre affirmé que les enquêteurs avaient découvert sur les lieux du crime des documents qui évoqueraient la préparation d’un grand complot contre le Venezuela, et dont les répercussions pourraient être régionales.

L’enlèvement puis l’exécution de ces vendeurs ambulants colombiens par un groupe armé inconnu survient en pleine crise diplomatique entre les deux pays voisins : le Venezuela a décidé de geler ses relations avec la Colombie en août dernier, suite à la décision d’Alvaro Uribe d’installer sept bases américaines dans son pays.

Le ministre colombien de la Défense a affirmé vendredi, c’est-à-dire trois jours avant le début de sa visite à Washington, que les avions de trafiquants de drogue passaient par le Venezuela pour arriver en Amérique centrale et aux Etats-Unis. Hugo Chavez lui a répondu qu’il était un « attardé mental », avant de se rectifier : « Non, il n’est pas débile, il sait ce qu’il fait, il obéit aux ordres de l’Empire ».
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.