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Cyclisme - Tour de France

Contador vélo d'or et nerfs d'acier

Alberto Contador a amplement mérité sa 2e victoire sur le Tour.
Alberto Contador a amplement mérité sa 2e victoire sur le Tour. Reuters

Vainqueur du 2e Tour de France de sa carrière, Alberto Contador a dominé l'édition 2009 de la tête et des épaules, faisant preuve également d'un mental d'acier. Malgré les tensions au sein de sa propre équipe, il n'a jamais cédé à la panique.

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(Première publication le 26/07/2009)

 « Avec de tels amis, qui a besoin d’ennemis ? »  assène un célèbre dicton anglais. Bien qu’espagnol, Alberto Contador aurait pu le reprendre à son compte en évoquant sa situation dans ce Tour de France 2009 où il lui aura fallu des nerfs en acier de Tolède pour ne pas céder à la panique, voire à la paranoïa. Non content d’avoir une bonne partie du peloton contre lui en sa qualité de favori (vainqueur en 2007, il n’avait pas pu défendre son titre en 2008 car son équipe n’avait pas été invitée), il a dû composer tout au long du parcours avec la rivalité en interne de Lance Armstrong, ouvertement soutenu par Johan Bruyneel, le directeur sportif de la formation Astana dont le Madrilène était a priori le leader.

Trafalgar à la Grande Motte

Les derniers doutes quant à la supposée allégeance de l’Américain furent levés dès la 3e étape lorsqu’Armstrong profita d’une bordure à trente kilomètres de l’arrivée à la Grande Motte pour distancer son coéquipier et les autres favoris de 41 secondes. Un rien décontenancé par ce coup de Trafalgar, Contador a quand même gardé son calme, sans doute parce qu’il savait déjà qu’il était bien le plus fort, en particulier dans la montagne. On allait en avoir la confirmation dès la 7e étape lors de l’arrivée à Arcalis en Andorre où il reprenait 21 secondes à tous ses rivaux, Armstrong compris. Et s’il ne sortait pas des Pyrénées en jaune, laissant cet honneur à l’Italien Rinaldo Nocentini, on savait alors que la prise de pouvoir de l’Espagnol n’était plus qu’une question de jours.

Celle-ci aurait lieu huit étapes plus tard dans les Alpes, à Verbier en Suisse, une 15e étape que l’Espagnol remportait de très belle manière en démarrant dans la dernière montée, laissant Andy Schleck, futur 2e, à 43 sec et Armstrong, futur 3e, à 1 min 35 sec. Dès lors, le Tour était joué ou presque mais le porteur du maillot jaune n’allait cesser d’affirmer sa domination avec, en point d’orgue, une deuxième victoire d’étape, lors du contre-la-montre d’Annecy, un succès acquis avec 3 sec d’avance sur le spécialiste Fabian Cancellara qui surprenait jusqu’a son auteur lui-même.

 

L'arrivée à Paris sous le soleil, le rêve de tous les coureurs, Contador en tête.
L'arrivée à Paris sous le soleil, le rêve de tous les coureurs, Contador en tête. Reuters

Au final, Alberto Contador est arrivé à Paris avec une confortable avance sur ses rivaux les plus proches et n’a jamais donné l’impression d’être déstabilisé par les manoeuvres pas toujours très claires au sein de sa propre formation. A 26 ans, il compte déjà deux Tours à son palmarès à un âge où Lance Armstrong, septuple vainqueur, n’en avait encore jamais gagné aucun. Deuxième à 4 min 11 sec, le Luxembourgeois Andy Schleck, flanqué de son frère Frank (5e à 6 min 04 sec), a joué crânement sa chance et restera comme l’une des figures marquantes de l’édition 2009. Troisième à 5 min 24 sec, Lance Amstrong (37 ans) a pour sa part réalisé une prouesse dont peu le pensaient capable: finir sur le podium, après une retraite de trois ans et demi et aussi une fracture de la clavicule survenue au printemps en pleine préparation. Quoi qu’on pense, il fallait le faire !

Les Français ont osé

Même s’il y a longtemps qu’ils ne dominent plus les débats, les coureurs français se sont assez souvent montrés aux avant-postes, en plaine et en montagne. Ils se sont adjugé trois victoires d’étape (Thomas Voeckler, Brice Feillu, Pierrick Fedrigo) et, à l’arrivée à Paris, on en trouve quatre dans le Top 20: Christophe Le Mevel (10e), Sandy Casar (12e), Sylvain Goubert (16e) et Sylvain Chavanel (20e), un bilan satisfaisant compte tenu de la mondialisation du Tour. La 4e place de Pierre Rolland et la 6e de Brice Feillu au classement du meilleur jeune sont également porteuses d’espoir pour l’édition 2010 où Contador et Armstrong devraient se trouver de nouveau face à face. Mais plus au sein de la même équipe...

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