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France / Angolagate

De lourdes condamnations

Pierre Falcone (d), l’homme d’affaires français à son arrivé au tribunal de Paris le 27 octobre 2009.
Pierre Falcone (d), l’homme d’affaires français à son arrivé au tribunal de Paris le 27 octobre 2009. AFP/Martin Bureau
Texte par : RFI Suivre
1 min

Le tribunal correctionnel a rendu ses conclusions dans l'affaire de l'Angolagate, du nom donné à un trafic d'armes dans les années 1990 à destination de l'Angola. Les deux protagonistes de ce trafic, Arcadie Gaydamak et Pierre Falcone ont été condamnés chacun à 6 ans de prison ferme pour trafic d'influence, commerce d'armes et abus de biens sociaux.

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Avec notre envoyé spécial au palais de justice, Franck Alexandre

Un jugement très sévère et surtout un jugement tout à fait inattendu, puisque Pierre Falcone est sorti du tribunal, encadré par deux gendarmes et il a été placé immédiatement en détention après avoir été reconnu coupable de commerce illicite de matériel de guerre. Il écope d’une peine de six ans de prison. Son avocat a d'ores et déjà décidé de faire appel, mais en attendant un nouveau procès, il restera en détention.

Pierre Falcone avait accepté d’être présent à ce procès car il était certain d'être protégé par son immunité diplomatique angolaise. Falcone et ses avocats se sont donc lourdement trompés.

Jean-Baptiste Parlos, le président du tribunal, a balayé cette protection diplomatique offerte par l’Angola. « Pierre Falcone, a-t-il rappelé, est un citoyen français d’abord, les faits se sont déroulés sur le sol national et ils sont antérieurs à l’obtention de son passeport diplomatique ».

Falcone n’a pas bronché à l’énoncé du jugement. Ses avocats eux, par contre, faisaient grise mine, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, à l’instar de Charles Pasqua qui écope lui, d’une peine d’un an de prison ferme. L’ancien ministre n’était pas présent à l’audience.

 

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