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Sierra Leone / Justice internationale

Peines confirmées en appel contre trois ex-chefs rebelles

De gauche à droite les trois condamnés sierra-léonais entourés de policiers lors de leur procès : Augustine Gbao, Maurice Kallon, Issa Hassan Sesay.
De gauche à droite les trois condamnés sierra-léonais entourés de policiers lors de leur procès : Augustine Gbao, Maurice Kallon, Issa Hassan Sesay. AFP/Tribunal spécial pour Sierra Léone/Ho
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone a condamné en appel ce lundi à Freetown trois ex-chefs rebelles du RUF. Les  trois hommes se sont vu infliger les mêmes peines de prison qu'en première instance pour leur rôle dans la guerre civile entre 1991 et 2001.

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Créé en 2002, par l'ONU et la Sierra Leone, ce tribunal est la seule cour de justice internationale à siéger dans le pays ou les crimes examinés ont été commis. Au total, il aura inculpé treize personnes, dirigeants de trois groupes armés.

D'abord ceux des Forces civiles de défense, Moinina Fofana, et Alliou Kodewa qui ont écoppé respectivement 15 et 20 ans de prison. Mais leur chef Sam Hinga Norman est mort en détention en 2007 sans avoir été condamné.

L' autre mouvement est le Conseil révolutionnaire des forces armées. Son chef Johnny Paul Koroma n'a jamais été arrêté. Inculpé en mars 2003, il est officiellement déclaré mort assassiné en juin. En revanche trois de ses lieutenants ont été condamnés en 2008 à des peines très lourdes par le Tribunal : 50 ans de prison pour Alex Brima et Santigie Kanu et 45 ans pour Brima Kamara.

Quant au RUF, le Front révolutionnaire uni, trois de ses leaders, Augustine Gbao, Morris Kallon et Issa Hassan Sesay,- celui qui a dirigé le RUF à partir de 2000-, ont donc été condamnés ce lundi respectivement à 25 ans, 40 ans et 52 ans de prison. Foday Sankoh le fondateur du RUF, est mort lui, en prison en 2003 et Sam Bockarie son lieutenant a perdu la vie au Liberia deux mois plus tôt, avant donc d'avoir été arrété.

Actuellement, le Tribunal spécial juge un dernier accusé, mais à La Haye aux Pays-Bas pour des raisons de sécurité, Charles Taylor, l'ancien président du Liberia voisin, accusé d'avoir encouragé la guerre civile et dirigé le RUF en sous-main. Interrompues depuis trois semaines les audiences de son procès ont d'ailleurs repris ce lundi.

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