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Justice internationale

Procès Karadzic : Le TPI n’exclut pas le recours à la pression

Pour la deuxième journée consécutive, le siège de, le chef politique des Serbes de Bosnie, restera vide.
Pour la deuxième journée consécutive, le siège de, le chef politique des Serbes de Bosnie, restera vide. Reuters/Peter Dejong
Texte par : RFI Suivre
1 min

Le procès de Radovan Karadzic devait reprendre ce mardi devant le Tribunal pénal international à La Haye. Face à l’absence du prévenu le lundi 26 octobre, le tribunal a ajourné de vingt-quatre heures seulement le procès pour génocide de l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie. Même s’il affirme vouloir persister dans sa politique de la chaise vide, le tribunal compte utiliser des moyens de pression.

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 Avec notre envoyé spécial à La Haye, Pierre Benazet 

Avec l’absence annoncée de Radovan Karadzic, son procès devant le Tribunal pénal international, va donc se rouvrir et se tenir sans lui ; dans un premier temps du moins, car la cour compte sur quelques moyens de pression, pour lui faire quitter sa cellule de Scheveningen, dans la banlieue de La Haye.
Le juge-président a été très clair lundi 26 octobre: « L’entêtement de Radovan Karadzic pourrait, s’il persiste, être taxé d’entrave au cours de la justice ». Dans ce cas, il n’y aurait rien pour empêcher de lui imposer un avocat commis d’office et de lui retirer l’autorisation de se défendre lui-même.

Selon le porte-parole du Tribunal pénal international : « Il serait possible de retransmettre le procès dans la cellule de Radovan Karadzic ; ce qui l’amènerait peut-être à se raviser, voyant défiler des témoins à charge, qu’il n’aurait pas le loisir de contre-interroger ».

En attendant, à partir de ce mardi, le procureur va détailler les accusations à l’encontre de l’ancien chef bosno-serbe : les dizaines de milliers d’exactions qui lui sont reprochées pendant la guerre de Bosnie, entre 1992 et 1995. Avec plusieurs centaines de témoins convoqués, ce procès devrait durer jusqu’en 2011, soit un an et demi à deux ans.

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