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Australie/ Réchauffement climatique

Des zones côtières australiennes menacées par la montée des eaux

Les vagues déferlent sur le port de Sydney, le 27 octobre 2009.
Les vagues déferlent sur le port de Sydney, le 27 octobre 2009. Reuters/Tim Wimborne
Texte par : AFP
3 min

Le Groupe de travail sur le changement des océans recommande des actions urgentes pour protéger les côtes australiennes d'une élévation du niveau de la mer de plus de 80 centimètres, au cours du siècle. Le même rapport exhorte les autorités à envisager « le moyen d'interdire la poursuite de l'occupation de ces zones et la construction de projets, à cause du risque causé par la mer.»

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Toutes les grandes villes de l'Australie se situent sur la côte, ainsi que les habitations de quelque 6 millions de personnes, en dehors des grands centres urbains : le rapport recense 80% des Australiens vivant dans les régions côtières et quelque 711 000 habitations situées, au plus, à 3 kilomètres du bord de mer.

Le même rapport formule également une série de recommandations telles que la mise en place d'un programme national pour le littoral, une meilleure coopération entre les différentes autorités et une révision des plans d'urbanisme, tenant compte de l'érosion des sols et des dérèglements climatiques. Après 18 mois d'études, le rapport présente 47 recommandations pour que l'Australie se prépare au mieux aux conséquences du réchauffement de la planète. Sans aller jusqu'à conseiller au gouvernement d'obliger la population à vivre davantage à l'intérieur des terres, la commission propose qu'un groupe indépendant se penche sur une telle éventualité.

Interdire le développement dans certaines zones

« La Commission s'est mise d'accord sur le fait qu'il s'agit d'un problème d'importance nationale et qu'il est désormais temps d'agir », note dans son rapport la Commission parlementaire sur les changements climatiques, l'eau, l'environnement et les arts. Alan Stokes, directeur exécutif de la National Seachange Taskforce, qui représente les conseils municipaux côtiers du pays, juge nécessaire d'interdire le développement dans certaines zones. Il estime que cela permettrait de limiter le nombre de victimes en cas de catastrophe naturelle, notamment de tsunamis.

En dehors de l'aspect sécurité, de nombreux habitants trouvent de plus en plus difficile d'assurer leur maison dans les zones les plus vulnérables et la situation va s'aggraver avec la poursuite de l'érosion. « Il ne fait aucun doute que l'Australie va rester une communauté côtière. Mais nous devons être un peu plus attentif sur les zones » qu'il est nécessaire de développer ou non, a indiqué Alan Stokes.

Réduire de 25% les émissions de GES si et seulement si ...

Par ailleurs, l'Australie s'est engagée à réduire jusqu'à 25% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport au volume de ceux de 2000, soit 15% de plus que ce qui était prévu. Le gouvernement a cependant précisé que cet objectif ne serait tenu que si les dirigeants internationaux s'accordaient sur des réductions "ambitieuses" lors du sommet de Copenhague sur le climat en décembre.

La conférence de Copenhague, du 7 au 18 décembre, est destinée à établir un nouveau traité international sur le climat pour remplacer le Protocole de Kyoto qui expire en 2012.

Pour en savoir plus :

Se reporter au site de la Conférenbce mondiale sur les océans (Manado, 2009)

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