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Chine / Tibet

Exécution de deux Tibétains liés aux émeutes de 2008

Un activiste tibétain brûle un drapeau chinois, lors d'une manifestation pour l'indépendance du Tibet, à Lhassa, le 14 mars 2008.
Un activiste tibétain brûle un drapeau chinois, lors d'une manifestation pour l'indépendance du Tibet, à Lhassa, le 14 mars 2008. Reuters/Stringer
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Le gouvernement chinois a officiellement annoncé ce mardi l'exécution de deux Tibétains, après les émeutes de Lhassa au printemps 2008. Ce sont les premières exécutions depuis ces évènements, alors que les autorités locales réclament encore plus de répression contre les mouvements indépendantistes tibétains.

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Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

Deux personnes ont été exécutées. L'information a été confirmée ce mardi par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le gouvernement a fait savoir que les deux hommes, dont l'identité n'a pas été précisée du côté chinois, ont bénéficié de tous les recours, jusqu'au jugement de la Cour suprême, qui a confirmé la condamnation à mort.

Les droits des accusés ont été respectés jusqu'au bout, a expliqué le représentant du gouvernement. On ne sait pas précisément quand et où se sont déroulées ces exécutions. Il s'agit officiellemement des premières, un an et demi après les émeutes dans la capitale du Tibet.

Avant cette annonce officielle, des militants de la cause tibétaine avaient déja affirmé lundi 26 octobre que trois Tibétains, dont une femme, impliqués dans les émeutes de Lhassa auraient été exécutés la semaine dernière. Des informations difficilement vérifiables, alors que le Tibet reste interdit aux journalistes.

Selon des organisations de défense des droits de l'homme, les troubles auraient fait plus de 200 morts. Et la situation reste toujours aussi tendue au Tibet. Les autorités locales sont les premières à le reconnaître. Dans un discours prononcé à Lhassa, 18 mois après les émeutres, le chef du parti communiste local a jugé la menace séparatiste très sérieuse, et il a appelé l'armée et le gouvernement à « frapper fort pour assurer la sécurité et préserver l'harmonie sociale ». 

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