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Revue de presse Afrique

A la une : Guinée, un mois après le massacre

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En Guinée, il y a un mois jour pour jour les militaires ouvraient le feu sur des civils dans un stade de Conakry. Bilan: au moins 150 morts selon les Nations Unies, 56 selon la junte au pouvoir. L'opposition guinéenne est bien décidée à commémorer cet évènement. Les forces vives de la Nation appellent à une journée villes mortes ce mercredi. L'information fait la Une du site internet Guinée News.

Appel donc à une journée de prière et de recueillement pour les victimes de la tuerie du 28 septembre. Appel rejeté, nous apprend Guinée News, par la junte au pouvoir. Frederick Kollié, le ministre en charge du territoire et des affaires politiques, a demandé aux Guinéens de se rendre au travail comme d'habitude ce mercredi dans un communiqué lu hier à la radio. «Il y a déjà eu deux journées de recueillement et de prière pour les victimes du massacre du 28 septembre, explique le ministre. Une troisième journée serait inadmissible.» Un nouveau bras de fer, pour Guinée News, est donc « engagé entre le CNDD et l'opposition ».

Opposition pourchassée

Une opposition pourchassée par le pouvoir en place, affirme le quotidien L'Observateur au Burkina. L'Observateur pour qui « un mois après le massacre du 28 septembre, on est toujours à la case départ (...) Et tout porte à croire que la junte veut utiliser la situation pour mener à son terme la chasse à ses sorcières d'opposants.»

Jean Marie Doré en a d'ailleurs déjà fait les frais. Le leader de l'UPG (l'Union pour le progrès de la Guinée) et porte parole de l'opposition, « a failli être assassiné » vendredi 23 octobre au soir. « Des militaires en civil ont encerclé sa maison pendant plusieurs heures puis ils ont fait irruption dans son salon ». Heureusement, Jean Marie Doré était bien caché. Comme d'autres opposants, il ne passe plus deux nuits au même endroit.

« L'aide de camp s'est trompé sur la somme »

Au Sénégal, l'affaire Segura continue de faire les gros titres de la presse. Dernier rebondissement : le président Wade qui est enfin sorti de son silence et qui a donné sa version des faits dans un communiqué.

Version résumée à la Une du site internet du quotidien gouvernemental Le Soleil : «L'aide de camp s'est trompé sur la somme».

Abdoulaye Wade reconnaît qu'Alex Segura, le représentant du Fonds Monétaire International au Sénégal, a bien reçu un cadeau de départ lors d'un dîner d'adieu alors qu'il allait quitter le pays. Mais la somme versée (133 000 euros) était «une erreur » commise donc par son aide de camp.

« La valise plein de fric a explosé »

133 000 euros, une somme énorme évidemment «destinée à une personne largement à l'abri du besoin et offerte par un chef d'Etat d'un pays classé selon le FMI comme pauvre et très endetté». Voilà «le paradoxe wadien » analyse -de son côté- le journal Le Quotidien au Sénégal.

Abdoulaye Wade «est passé aux aveux». Il affirme-on l'a vu- qu'il y a eu erreur sur la marchandise. Quoiqu'il en soit, analyse Le Quotidien, «l'opinion sénégalaise doit une fière chandelle à Alex Segura ». Si le fonctionnaire du FMI n'avait pas déclaré avoir reçu une telle somme d'argent, « on n'aurait jamais su à quel point le régime actuel est corrompu».

«Le cadeau du Président s'est donc révélé empoisonné» conclut Le Quotidien. «La valise pleine de fric a explosé, écrit -pour sa part- le journal Le Pays au Burkina, et elle va faire des victimes.»

Fallait-il féliciter le président Ben Ali ?

Le Pays revient aussi -ce mercredi matin- sur la réélection du président Ben Ali en Tunisie…  Avec cette question : «Peut-on vraiment féliciter le président à l'issue de cette parodie d'élection pluraliste?».

La France a-en tous cas- « franchi le pas » alors que les Etats-Unis ont «ouvertement critiqué le scrutin» qui s'est déroulé en l'absence d'observateur internationaux. Washington a ainsi fait part de sa « préoccupation » après la réélection, dans ce cadre, de Ben Ali.

Mais la France –elle- a donc adressé « ses plus vives félicitations au président tunisien ». Titre -du coup- du Pays ce mercredi : «Le vieux réflexe de la Françafrique».

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