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Union africaine

Le Darfour au menu de la réunion du Conseil de paix et de sécurité

Djibril Bassolé, médiateur en chef de l'ONU et de l'UA pour le Darfour.
Djibril Bassolé, médiateur en chef de l'ONU et de l'UA pour le Darfour. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 min

Une quinzaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains se réunissent ce jeudi à Abuja, au Nigeria, pour examiner un rapport de l'Union africaine recommandant des mesures pour un retour à la paix au Darfour. La Guinée et le Niger seront aussi à l'ordre du jour.

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Officiellement il y a un seul point à l’ordre du jour, c’est la question de Darfour. Plus précisément le rapport du comité de haut niveau composé d’anciens chefs d’Etat dont le Sud-Africain Thabo Mbéki. Dans ses rapports le comité préconise la création d’une cour de justice hybride, Soudanais et non Soudanais, pour juger les auteurs des crimes commis au Darfour en dehors bien sûr de ceux qui sont déjà poursuivis par la CPI.

Les chefs d’Etats sont donc invités à se prononcer sur ce rapport critiqué à la fois par des différentes parties en conflit et par le médiateur ONU-UA, Djibril Bassolé. Si le Soudan domine ce sommet, il est difficile d’éviter la Guinée et le Niger dans le contexte actuel.

A l’invitation de la Cedeao presque tous les leaders de la force vive, c’est-à-dire l’opposition guinéenne, sont à Abuja de même que des représentants de l’opposition nigérienne.

En marge du huis clos des chefs d’Etat, auquel les opposants guinéens et nigériens ne participent pas, ils entendent tous faire du lobby pour amener l’Union africaine à prendre des sanctions contre leur gouvernement respectif à la suite de celles prises récemment par la Cedeao.

Le Niger également à l'ordre du jour de la réunion

Après la Cedeao c’est au tour de l'Union africaine de se prononcer sur des sanctions à l'encontre de Niamey. Le 17 octobre dernier les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Afrique de l'Ouest avaient à la surprise générale joué la carte de la fermeté vis-à-vis des autorités nigériennes : ils ont prononcé la suspension du Niger de la Cedeao et ont refusé de reconnaitre la Constitution du 4 août et les législatives de la semaine passée.

La Cedeao, sans fermer la voie du dialogue, a souhaité impliquer l'Union africaine sur ce dossier. Elle l'a donc officiellement saisie de la crise nigérienne, en lui demandant de prendre « les mesures appropriées ».

Les 15 pays du Conseil paix et sécurité de l'UA présidé par le Nigeria devront donc dire ce jeudi s'ils suivent ou non la ligne ferme impulsée par l'organisation ouest-africaine.

Du côté d'Abuja, on fait valoir que l'UA a l'habitude de s'aligner sur la position de la Cedeao et que le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, était en personne à Abuja, le 17 octobre pour le sommet de la Cedeao.

Dans la communauté internationale on semble vouloir user pour le Niger de la stratégie de la carotte et du bâton : prononcer des sanctions pour obliger le président Tandja à accepter d'ouvrir un véritable dialogue politique pour sortir de la crise institutionnelle.

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