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Guinée

Le massacre du 28 septembre était «prémédité», selon HRW

La foule s'échappe du stade à Conakry, le 28 septembre 2009.
La foule s'échappe du stade à Conakry, le 28 septembre 2009. DR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Human Rights Watch a rendu public mercredi un rapport préliminaire selon lequel les massacres et les viols commis le 28 septembre au Stade de Conakry ont été «planifiés». Pendant une dizaine de jours, 4 membres de cette organisation basée à New York ont sillonné la Guinée à la recherche de témoignages.

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Dans ce document, HRW s'attache à démontrer que le 28 septembre dernier les bérets rouges de la garde présidentielle, assistés des gendarmes, ont tiré sur la foule, violé des femmes par dizaines et battu des centaines de personnes, sur ordre. « Tout était prémédité » selon l'ONG,  jusqu'à la fermeture à clé de la plupart des issues du stade de Conakry.

HRW dit être en possession d'éléments prouvant également la volonté de la junte de dissimuler l'ampleur du massacre. Dès l'après-midi du 28 septembre, les militaires auraient tout fait pour dissimuler de nombreux corps, empêchant certaines familles de les récupérer, pour les enterrer de nuit, en secret, dans des fosses communes.

Human Rights Watch désigne d'ailleurs des responsables, en premier lieu desquels, le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, lui-même, accusé d'avoir tout fait pour entraver la manifestation de l'opposition ce 28 septembre, et de n'avoir pris aucune mesure contre les auteurs du massacre après-coup.

Selon les témoignages recueillis, l'entourage proche du capitaine Dadis Camara serait directement impliqué. Son aide de camp, Aboubacar Toumba Diakité aurait, par exemple, dirigé personnellement les opérations à l'intérieur du stade.

HRW promet un rapport complet prochainement et exhorte pour l'heure la communauté internationale à soutenir la commission d'enquête de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l'ONU.
 

Le débat du jour : la Guinée un mois après le 28 septembre

 

 

 

Nous nous sommes rendus compte que les unités d'élite de la garde présidentielle sont entrées dans le stade avec l'objectif de tuer.

Alois Habimana, directeur adjoint de la division Afrique de HRW

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