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Union Africaine

La justice au Darfour en discussion

Saïd Djinnit, Jean Ping, Musa Yar'Adua, Thabo Mbeki à l'ouverture du sommet du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, à Abuija, Nigéria , le 29 octobre 2009.
Saïd Djinnit, Jean Ping, Musa Yar'Adua, Thabo Mbeki à l'ouverture du sommet du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, à Abuija, Nigéria , le 29 octobre 2009. AFP/Emmanuel Wole
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le sommet du Conseil de sécurité de l'Union africaine s'est ouvert jeudi matin à Abuja au Nigéria. Quinze pays sont représentés. Seul sujet officiellement à l'ordre du jour: le Darfour. Mais les débats portent aussi sur le Niger et la Guinée. Jeudi matin,l'ancien président sud-africain, Thabo Mbeki a présenté son rapport sur la justice au Darfour.

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L’ancien président sud-africain a rendu son rapport sur le Darfour dont on peut retenir trois points importants. Il suggère d’abord que l’Union africaine désigne des juges et des enquêteurs indépendants non soudanais qui seront associés à des juges et à des enquêteurs soudanais pour juger les auteurs des crimes au Darfour. Il le définit comme une cour de justice hybride.

 
Ensuite, le rapport propose la commission Vérité, justice et réconciliation et enfin la mise en œuvre d’une procédure d’accélération des négociations pour aboutir à des conclusions avant avril 2010, c’est-à-dire avant les élections générales prévues au Soudan, auxquelles doivent prendre part les populations du Darfour.

« Il s’agit de recommandations justes », a estimé le vice-président soudanais, Ali Osman Taha, qui est venu finalement à la place du président Béchir. « Mais la question des cours hybrides doit être clarifiée pour voir si elle est conforme aux lois soudanaises », a ajouté le vice-président soudanais.

Par ailleurs, le Soudan demande de réaffirmer le rôle du médiateur conjoint ONU-Union africaine, Djibril Bassole. Cette position est fortement défendue par le Qatar, facilitateur dans les négociations sur le Darfour. « Il faut intégrer le Tchad dans la stratégie globale », a estimé de son côté le délégué érythréen. Le président kenyan, Mwai Kibaki, lui a insisté sur « la nécessité de ne pas oublier le sud du Soudan où des millions de personnes déplacées meurent de faim ».

Quant à la Guinée, le Conseil de sécurité a décidé d'imposer des sanctions contre la junte au pouvoir.  Mais concernant le Niger il n’y a pas eu de décision particulière. L’UA a simplement entériné les sanctions déjà prises par la Cedeao. Le Conseil attend cependant un rapport sur l’évolution de la situation au Niger dans un mois.

 

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