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Afghanistan

L'ONU demande plus de sécurité pour son personnel

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Reuters
3 mn

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni d’urgence, jeudi soir, pour exprimer son soutien au personnel de l’ONU en Afghanistan. Le secrétaire général de l’ONU a réclamé une meilleure protection pour son personnel. Selon Ban Ki-moon, l’organisation est de plus en plus prise pour cible. La veille, une attaque, revendiquée par les talibans, avait fait au moins cinq morts et neuf blessés, parmi le personnel des Nations unies.

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Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion

C’est un véritable appel à l’aide qu’a lancé Ban Ki-moon jeudi soir. Face au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU a répété que l’organisation n’allait pas se laisser intimider en Afghanistan. La mission onusienne va aider les Afghans à élire leur président, le 7 novembre. « Mais elle ne peut pas le faire seule », a prévenu Ban Ki-moon. Les fonctionnaires onusiens sont, selon Ban Ki-moon, des cibles faciles, il faut mieux les protéger. Le gouvernement afghan doit notamment faire plus.

Selon des sources onusiennes, les gardes afghans n’ont pas fait leur travail, lorsque la maison d’hôte hébergeant le personnel de l’ONU a été attaquée mercredi. Ce n’est, d’après Ban Ki-moon, que grâce à l’héroïsme des responsables de la sécurité de l’ONU qu’il n’y a pas eu plus de morts. Ils se sont battus avec des pistolets contre des fusils mitrailleurs et des grenades, et deux d’entre eux ont été tués.

Les fonctionnaires de l’ONU en Afghanistan ont depuis reçu pour consigne de se déplacer le moins possible. Ils pourraient être rassemblés dans quelques endroits mieux protégés. L’ONU va aussi tenter de renforcer elle-même la sécurité de ses personnels, et n’exclue pas d’avoir recours pour cela à des entreprises privées. L’organisation le sait, elle n’est plus protégée par son drapeau bleu : 27 employés civils de l’ONU ont déjà été tués cette année.

 

Avec notre correspondant à Kaboul, Nicolas Bertrand

Interdiction formelle de parler à la presse, pour tous les employés de l’ONU à Kaboul. Après l’attaque de mercredi, les Nations unies sont en train de réviser leurs mesures de sécurité.

Un couvre-feu a été décrété, selon plusieurs personnes jointes par téléphone, le personnel a reçu l’ordre de rester chez soi. Les mouvements sont limités au strict minimum pour une semaine au moins.D’après une note interne, les départements de l’ONU vont réexaminer les différentes listes du personnel en Afghanistan. Certains employés devraient ensuite quitter le pays pour des raisons de sécurité.

Pas facile, dans ces conditions, de poursuivre les préparatifs en vue du second tour de la présidentielle le 7 novembre prochain. C’est l’ONU qui est en charge de l’organisation du scrutin conjointement avec la commission électorale. Mais comment dans ces conditions superviser le processus électoral ? Et comment déployer des observateurs sur le terrain ? Des escortes armées pourraient dorénavant accompagnées toutes les équipes de l’ONU ce qui représenterait un coût et une difficulté supplémentaire.

La tension est donc maximale, d’autant qu’un porte-parole des talibans a promis de nouvelles attaques pour bientôt. « Nous allons perturber les élections, nous avons de nouveaux plans et de nouvelles tactiques », a-t-il dit.

 

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