CANADA

Le maire sortant de Montréal réélu pour un 3e mandat

Les Québécois ont élu leur maire et leurs conseillers municipaux dimanche. La campagne électorale a été marquée par des questions d’éthique et de corruption dans plusieurs municipalités, en particulier à Montréal, la métropole de la province. Les électeurs ont appris que des élus et des fonctionnaires favorisaient certains entrepreneurs en travaux publics qui en profitaient pour majorer leurs tarifs et que deux des trois partis politiques qui se présentaient auraient bénéficié de financement suspect. Jusqu’au bout, le résultat des élections à Montréal est demeuré incertain.

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Avec notre correspondante à Québec, Pascale Guéricolas

 
Manifestement, les scandales qui ont éclaboussé la municipalité de Montréal n’ont pas empêché le maire sortant d’être réélu. Gérald Tremblay aurait bénéficié de la division du vote entre les candidats de l’opposition, en particulier sa grande rivale Louise Harel. Les anglophones, qui représentent plus d’un tiers de l’électorat, se refusaient de voter pour celle qui milite depuis toujours pour un Québec indépendant.

Cette victoire du maire sortant ne met pas fin cependant à l’indignation des Québécois devant les multiples scandales qui ont entaché la réputation de Montréal. Plusieurs maires fraîchement élus ont d’ailleurs profité de l’occasion pour demander au gouvernement du Québec de nettoyer le monde municipal, car la corruption des élus et des fonctionnaires ne se limiterait pas à la métropole.

Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé qu’il allait revoir le financement des partis politiques municipaux. Ce qui semble largement insuffisant aux yeux du maire de Québec, Régis Labaume, qui réclame une enquête publique pour restaurer la confiance des électeurs. 

 

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