Iran / nucléaire

Téhéran remet en cause le projet de Vienne

Mohamed El Baradeï, directeur général de l'AIEA (à gauche), avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (3e à gauche), et Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l'Iran auprès de l'AIEA (à droite).
Mohamed El Baradeï, directeur général de l'AIEA (à gauche), avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (3e à gauche), et Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l'Iran auprès de l'AIEA (à droite). Reuters

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, demande que l'AIEA mette sur pied une commission de révision de son projet d'accord avec la communauté internationale. A Vienne, Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l'Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique, déclare que l'Iran est prêt à acheter le combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran. Il demande l’organisation d’une nouvelle rencontre technique à Vienne pour que ce que Téhéran qualifie d'inquiétudes techniques soient prises en compte. Mais les inquiétudes techniques de l’Iran constituent en réalité une remise en question du fond du projet d’accord concocté à Vienne le 21 octobre dernier.

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Visiblement, l’Iran répugne à se dessaisir de la majeure partie de son stock d’uranium pour le faire enrichir à l’étranger. Téhéran préfèrerait acheter du combustible pour son réacteur de recherche médicale qui est à cours de minerai suffisamment retraité. C’est ce que dit le négociateur iranien, Ali Soltanieh.

 

Or le projet d’accord concocté à Vienne le 21 octobre prévoyait que l’uranium iranien passerait en Russie pour un premier niveau d’enrichissement avant d’être transformé en combustible en France.

Une perspective qui n’enthousiasmait pas du tout Téhéran et finalement, Soltanieh fait savoir que n’importe quel fournisseur autre que la France fera l’affaire. Il cite l’Argentine dont l’Iran a été le client il y a 20 ans, rappelle-t-il.

D’après lui, la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique suffit comme garantie dans la fourniture du combustible. C’est la question clé, selon Téhéran. Une question subsidiaire, selon les Occidentaux qui voulaient disposer de fait d’un droit de regard sur le stock d’uranium iranien en obtenant que son enrichissement soit délocalisé.

 

 

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