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Revue de de presse des Amériques

A la une : Barack Obama dans l’impasse afghane

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La presse américaine n'a pas encore réagi à l'annulation du second tour de l'élection présidentielle en Afghanistan. En revanche, les commentaires ne manquent pas concernant le retrait d'Abdullah Abdullah annoncé ce dimanche. Ce qui met la Maison Blanche dans l'embarras.

 
Comme le décrit aujourd'hui le New York Times, « avec le désistement du rival d'Hamid Karzaï, le second tour de l'élection présidentielle est devenu critiquable avant même que les électeurs se soient déplacés aux urnes. Pour le président Barack Obama cela signifie une nouvelle complication : il doit rendre à ce partenaire ébranlé, qui est Hamid Karzaï, suffisamment de légitimité pour que celui-ci puisse aider les Etats-Unis à trouver une sortie à cette guerre qui perdure depuis huit ans ». 

« La perspective d'un gouvernement en manque de légitimité complique aussi le débat concernant un possible renfort des troupes américaines en Afghanistan », analyse le Christian Science Monitor, « car même le général Stanley McChrystal, qui avait demandé 40 milles soldats en plus du contingent déjà sur place, admet maintenant que ce renfort ne servira à rien du tout si la gouvernance afghane ne s'améliore pas ».

Plus globalement, le Washington Post consacre ce lundi un long article à l'approche diplomatique de Barack Obama, saluée au début de son mandat comme un revirement spectaculaire et positif de la politique étrangère des Etats-Unis. « Sur le terrain, cette stratégie n'a donné que peu de résultats », estime le journal. « Bien qu'Obama ait mis tout son poids dans la balance, les Européens se refusent toujours à envoyer plus de troupes en Afghanistan, et l'effort du président américain de relancer le dialogue multilatéral n'a été suivi d'aucun résultat tangible sur les champs de bataille ».

Venezuela : les morts insupportables des week-ends
 
Au Venezuela, l'insécurité croissante fait encore couler beaucoup d'encre. C'est devenu un sinistre rituel pour les journalistes : chaque lundi, la presse compte les morts du week-end. Car le gouvernement ne publie plus les chiffres des homicides. Ce week-end donc, 36 personnes ont encore trouvé la mort rien qu'à Caracas. Une situation qui empire de semaine en semaine. La preuve en est que l'un des chefs du plan « Caracas Segura » a été assassiné. « Caracas Segura », c'est ce programme policier, destiné justement à ramener plus de sécurité dans les rues de la capitale. La mort brutale d'un des policiers les plus célèbres de la ville est aujourd'hui en Une de presque tous les journaux du pays.

« Une série de circonstances incongrues a causé la mort du chef de l'emblématique plan Caracas segura », estime El Universal qui raconte que le gardien de la paix de 36 ans était de service dans l'ouest de la capitale, dans la nuit de samedi à dimanche, quand des malfaiteurs ont tiré sur lui depuis leur voiture. La victime est morte à l'hôpital, tandis que les tueurs, eux, ont réussi à s'enfuir – « comme, soit dit en passant, la plupart du temps », regrette le quotidien.

« L'impunité pour les auteurs des crimes », c'est précisément le sujet auquel s'attaque El Nacional. « Aucun des assassins de ma fille ne se trouve derrière les barreaux », déplore le père d'une jeune femme de 17 ans, froidement abattue par des inconnus en juillet dernier. Et le journal donne la parole à la directrice de Provea, un organisme de défense des droits de l'homme qui met gravement en cause l'absence totale de l'Etat dans ces drames hebdomadaires: « Le système judiciaire ne mène aucune investigation et par conséquent ne sanctionne rien ni personne. Si l'impunité persiste, cela va générer des nouveaux cas de violence. Car les gens vont finir par se venger et rendre justice eux-mêmes ».

Municipales au Québec : « Montréal, la ville de la honte »
 
Des élections municipales ont eu lieu ce week-end au Québec. Le maire sortant de Montréal a été réélu pour un troisième mandat. Ebranlé par plusieurs scandales de corruption, Gérald Tremblay a tout de même réussi à réunir 37% des voix contre 33% pour sa principale rivale Louise Harel. Et le moins qu'on puisse dire c'est que la presse a aujourd'hui du mal à avaler ce qu'elle considère comme une « mauvaise pilule ». « Les Québécois sont souvent exagérément soucieux de leur image à l'étranger », ironise par exemple Le Devoir. « Il y a quelques années, le Guide du routard avait suscité l'indignation générale quand il avait qualifié la gastronomie québécoise de «vraie cuisine de bûcherons». Que Montréal soit maintenant présentée par des médias aussi prestigieux que Le Monde ou The Economist comme une capitale de la corruption, au même titre que Palerme ou Moscou, n'a cependant pas suffi à faire tomber le régime Tremblay », s'indigne le journal qui conclut: « On pourrait maintenant dire que la honte a une ville ».

 

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