Revue de la presse des hebdomadaires

A la une : la fronde de la droite

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 L'information est à l'image d'un temps de Toussaint ou d'un bouquet de chrysanthèmes. Légèrement pluvieuse et agitée, la météo politique par exemple n'est pas très bonne. Il y a de la fronde dans l'air ... une révolte qui vient de la droite. « On ne l'attendait pas » s'exclame Marianne qui raconte que « des députés de l'UMP qui n'acceptent ni la dette ni le bouclier fiscal » sont devenus « le cauchemar de l'Élysée ». Explication du journal : c'est « la malédiction de la mi-mandat ». « Une déglingue accélérée de l'hyper-puissance », dixit Nicolas Domenach. « Pourquoi ça se détraque ». Marianne en fait sa manchette.

Les tontons flingueurs du Sénat

Le Figaro Magazine qui n'est pas suspect d'être à gauche va, un peu, dans le même sens et passe en revue les « francs-tireurs de la droite ». Des parlementaires, une poignée, mais « ultra-motivés » selon Le Figaro et qui sont « à la pointe du combat contre les déficits ».

« Des tontons flingueurs » « qui donnent des sueurs froides à l'exécutif » et qui vont bientôt reprendre leur offensive au Sénat. Il y a là plusieurs têtes d'affiche et non des moindres, Jean Arthuis, un centriste, élu de la Mayenne, ancien ministre de l'Économie, président de la Commission des finances, qui ne décolère pas contre le grand emprunt. Philippe Marini également sénateur, UMP, dans l'Oise. Il a le sentiment qu'on raconte des histoires et que l'État a choisi la fuite en avant.

Et puis il y a Jean-Pierre Raffarin, l'ancien Premier ministre, sénateur de la Vienne qui fait d'ailleurs l'événement d'aujourd'hui en publiant une tribune dans Le Journal du Dimanche, une tribune présentée comme exclusive et qui ressemble à une déclaration de guerre. Le journal titre « Raffarin défie Sarkozy ». Le texte de l'ancien Premier ministre est signé par 24 autres sénateurs. On y trouve les raisons pour lesquelles ils ne voteront pas la réforme de la taxe professionnelle. Le commentaire de Claude Askolovitch, du JDD, est que « Nicolas Sarkozy se fait rattraper par la droite terroir qui ment rarement, dit-il, quand elle est en colère ».

Le même sujet est traité dans L'Express, lequel explique que « les parlementaires de la majorité sont les seuls à s'opposer clairement au Président », mais que si « leur parole est libre », leur vote à l'Assemblée ne l'est pas.

L'Express décrit d'autre part ce qu'il appelle un « phénomène de cour » à l'Elysée où les flatteurs sont légion. Il y a aussi ces petites phrases sur Carla Bruni, attribuées à des élus de droite, qui estimeraient qu'elle aurait trop d'influence. L'Express précise que là « on retombe dans le débat sans issue entre vie privée et décision publique. »

La première dame de France et le tabou sur la psychanalyse

Carla Bruni Sarkozy s'est confiée à Gérard Miller, dans un documentaire qui va être diffusé à la télévision sur ce sujet. Elle témoigne et raconte son expérience, une analyse de dix ans. VSD cite Gérard Miller qui avoue avoir été « surpris par son indépendance d'esprit ». « La femme du Président » dit-il « aurait pu être tentée par des méthodes comportementalistes ». Au contraire, « elle s'inscrit dans la durée et dans le sérieux. » Le film passe cette semaine.

Jacques Chirac à la une du Nouvel Observateur

A cause de ses mémoires dont le premier tome va paraître dans quelques jours. Les journalistes du Nouvel Obs ont voulu explorer tous les mystères de ses métamorphoses et ils ont demandé à un certain nombre de personnalités qui l'ont bien connu, de livrer quelques anecdotes inédites. Un exemple parmi d'autres. Jean-Louis Debré raconte que depuis qu'il est à la retraite, il passe le voir régulièrement et qu'ils vont se promener le long de la Seine. Il parle peu. « Je meuble la conversation, raconte le président du Conseil constitutionnel, et quelquefois pour l'émoustiller je m'amuse à critiquer Sarkozy. Un jour, en soulevant ses grands bras il s'est retourné vers moi et a fini par réagir : "si tu crois que c'est facile !" s'est-il exclamé raconte Debré. »

La revanche d'un père

L'histoire de la semaine se trouve à la fois dans Le Point et dans Le Figaro Magazine. La revanche d'un père et comment il a traqué le meurtrier de sa fille. Il s'appelle André Bamberski. Pendant 27 ans, il a mis toute son énergie pour que soit livré à la justice française celui qu'il croit coupable de la mort de sa fille. Un cardiologue allemand épousé en seconde noce par sa femme. C'est chez lui qu'en 1982, la petite Kalinka, 14 ans, était morte pendant les vacances. La justice française avait condamné à 15 ans de prison par contumace le Docteur Krombach, mais celui-ci continuait à couler des jours paisibles outre-Rhin. Installé en Haute-Garonne, le père de la fillette avoue qu'il avait déjà payé deux fois pour faire enlever le médecin allemand. La 3e a semble-t-il, été la bonne, puisque les Français ont découvert son incroyable histoire au moment où le cardiologue, ligoté, frappé, blessé, était découvert à Mulhouse, à proximité du tribunal et de la maison des douanes. Livré il y a deux semaines, pieds et poings liés par un mystérieux commando.

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