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Basket-ball (Euro 2009 - Repêchages Finale Aller)

Les Bleus la tête à l'envers

L'intérieur belge Axel Hervelle (14 pts) devant Didier Mbenga et le Français Ronny Turiaf.
L'intérieur belge Axel Hervelle (14 pts) devant Didier Mbenga et le Français Ronny Turiaf. AFP / Luc Claessen

La France s'est inclinée 70-66 face à la Belgique à Anvers dans la finale aller du tournoi de repêchage pour l'Euro 2009. Une victoire par 5 pts d'écart à Pau leur suffira dimanche pour s'inviter en Pologne mais il faudra aller la chercher.

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La dernière défaite française en basket face aux Belges en match de compétition remontait à 1976 mais aucun des joueurs sur le parquet ne risquait de s’en souvenir puisqu’aucun n’était né à l’époque. Celle de jeudi restera à coup sûr dans la mémoire de ceux qui l’ont vécue, d’un côté comme de l’autre, mais pas pour les mêmes raisons. Un tantinet agacé par sa prestation en Finlande (défaite 77-74 dans un match sans enjeu) et gardant aussi un mauvais souvenir de son dernier match contre son pays natal (1) où il avait été chahuté physiquement, Tony Parker a attaqué la rencontre avec la détermination nécessaire. Auteur de 16 pts à lui tout seul dans le premier quart-temps (24 pts sur l’ensemble du match), le meneur des Bleus permettait à la France de conclure la période initiale avec une avance de huit points au compteur (27-19). C’était bien parti pour la bande à TP dans cette finale aller-retour, dernière marche avant l’Euro en Pologne (7 au 20 septembre)

Les Belges se rebiffent
Il suffisait cependant que le joueur des San Antonio Spurs aille souffler sur le banc pour que les Belges retrouvent de l’air. Sous l’impulsion de leur trio Roel Moors à la mène, Axel Hervelle-Didier Mbenga à l’intérieur, les locaux infligeaient un 9-0 aux Français à l’entame du 2e quart-temps pour repasser en tête 28-27. Le public d’Anvers n’attendait que cela pour exploser. Le retour de Parker remettait un peu d’ordre dans le jeu français mais l’enthousiasme belge ne faiblissait pas. A la mi-temps, la France ne menait que de deux points (39-37) malgré un 13 sur 18 aux tirs et un inhabituel (pour elle) 10 sur 12 aux lancer-francs mais aussi avec seulement quatre passes à son crédit, preuve d'un collectif un rien grippé.
Au retour des vestiaires, la partie restait équilibrée et si les Français prenaient un moment cinq points d’avance, c’était pour les reperdre aussitôt, les Belges prenant même les devants jusqu’à ce qu’Hervelle écope de sa 3e faute personnelle à 51-48 pour son équipe. Jusque là, l'intérieur du Real Madrid avec son activité débordante avait été le principal tourmenteur des Français. Du coup, les Bleus n’entamaient l’ultime période qu’avec un mince avantage (56-55). Mais comme Aymeric Jeanneau venait de parfaitement suppléer Parker avant l’assaut final, on se disait alors que le plus gros de l’orage était passé.

L'instant Lauwers
Fatale erreur car les Belges allaient bousculer les Français jusqu’au bout. Après 3"40" de jeu dans le 4e quart-temps ils comptaient même six points d’avance (64-58), le plus gros écart en leur faveur de tout le match, une avance autant due à leur débauche d’énergie qu’à un manque de cohésion français en défense de transition et dans les phases offensives: seulement 10 points marqués par l'équipe de Vincent Collet dans les dix dernières minutes. Un shoot en extension de Parker remettait bien les deux équipes à égalité 64-64 à 1’51’’ du terme mais deux tirs à 3 pts réussis par l’arrière Dimitri Lauwers en l’espace de 30 secondes enfonçaient le clou pour les Belges qui s’imposaient finalement 70-66, une victoire méritée. Rien n’est perdu pour les Bleus, loin de là, mais ils devront s’imposer par au moins cinq points d’écart dimanche à Pau pour aller à l’Euro. On n’aurait jamais cru qu’il faille en arriver là.
 

(1) Né à Bruges, Parker n’a vécu en Belgique que le premier mois de sa vie.

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