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Etats-Unis

Bloomberg réélu à la mairie de New York

Michael Bloomberg, maire sortant de New York.
Michael Bloomberg, maire sortant de New York. REUTERS/Brendan McDermid

Election sans suspense à New York où le maire sortant a été reconduit à son poste. Michael Bloomberg a été réélu mardi pour un troisième mandat de quatre ans. Un choix largement salué par le monde des affaires. 

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Ancien trader à Wall Street, le maire sortant, et réélu donc, est surtout le fondateur de l'agence Bloomberg LP, le géant mondial de l'information financière. Avec une fortune personnelle estimée à 17 milliards et demi de dollars, «Michael Bloomberg est sans doute l'homme le plus riche de New York», comme a  ironisé son principal rival le démocrate Bill Thompson. L’homme connait surtout les arcanes de la finance qui ont fait la fortune de sa ville mais aussi, son malheur puisque l'épicentre de la crise actuelle se trouve à Wall Street. Michael Bloomberg se présentait d'ailleurs volontiers comme l'homme de la situation, celui qui redonnera à la ville son rang de première place financière mondiale.

Car New York a perdu de sa superbe. Les caisses de la ville sont vides. Et le maire va devoir faire face à un déficit de 5 milliards de dollars, le plus important de ces trente dernières années. Sans compter que depuis le début de la crise, la Grande Pomme (Big Apple) a perdu 100 000 emplois, dont 30 000 dans le secteur de la banque. Et si elle a longtemps été la première place financière mondiale, elle vient d’être rétrogradée au troisième rang, après la City de Londres et la Bourse de Sydney.

Des recettes fiscales en chute

Plus problématique, la ville est aujourd’hui encore très dépendante du monde de la finance. Un secteur qui en 2007, soit quelques mois avant la crise, représentait 25% des salaires new-yorkais pour à peine 12% des emplois. Un secteur qui pendant des années a contribué au développement de la ville grâce à des recettes fiscales conséquentes qui ont permis à la municipalité non seulement d’investir dans les infrastructures mais aussi de recruter les policiers nécessaires à l'amélioration de la sécurité dans les années 1980-90. Résultat, New York est aujourd’hui une des villes les plus propres, les plus sûres et les plus efficaces des Etats-Unis.

La crise financière a donc, à ce titre, une des conséquences terribles avec notamment une forte chute des recettes fiscales. Elle s'est surtout étendue à d'autres secteurs importants de l’économie. Des restaurants et des boutiques ont été contraints de fermer. Les magasins de luxe ont vu leurs ventes chuter avec moins 20% pour des enseignes prestigieuses comme Saks et Tiffany's. Et les hôtels sont loin de faire le plein. Bref la ville peine à surmonter la crise.

 
Une campagne à 100 millions de dollars

Pour faire face à la situation, Michael Bloomberg affirme vouloir diversifier l'activité économique de la ville qui repose essentiellement sur les services avec les deux piliers que sont la finance et les médias. Il veut que New York se tourne vers les biotechnologies et promet de créer d'ici dix ans, 13 000 emplois verts. MichaeI Bloomberg veut surtout attirer les petites entreprises et créer une nouvelle dynamique.

La campagne électorale aura été entachée de plusieurs polémiques. Le maire sortant a en effet fait adopter l'année dernière, un texte par le conseil municipal qui lui a permis de briguer ce troisième mandat de quatre ans. Une faveur obtenue contre l'avis des New Yorkais, qui avaient voté à deux reprises par référendum contre cette initiative.

Michael Bloomberg a également déboursé 100 millions de dollars de sa fortune personnelle pour sa campagne électorale, contre à peine 6 millions pour son principal rival le démocrate Bill Thomson. Jamais un politicien n’aura dépensé autant pour se faire réélire. Un record qui ne lui a pas attiré la sympathie de ses concitoyens, très durement frappés par la crise. On s’attend d’ailleurs à une abstention record pour cette élection.

 

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