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Niger

Issoufou empêché de se rendre au palais de justice

Mahamadou Issoufou, leader de l'opposition nigérienne, le 6 décembre 2004.
Mahamadou Issoufou, leader de l'opposition nigérienne, le 6 décembre 2004. AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Mahamadou Issoufou, principal opposant au président nigérien Mamadou Tandja est rentré au pays pour « se mettre à la disposition de la justice ». Mais, il a été empêché de se rendre au palais de justice, selon ses avocats. Mahamadou Issoufou, comme l'ancien Premier ministre Hama Amadou,  est accusé de blanchiment de capitaux.

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Gendarmes, gardes républicains et policiers composaient un dispositif très imposant pour entourer, le 2 novembre, le palais de justice de Niamey. Les avocats de Mahamadou Issoufou, président du PNDS (Parti nigérien pour la démocratie etle socialisme), ont dû le dissuader de se présenter lui-même devant le juge d’instruction. Ces derniers l'ont rencontré en lieu et place de leur client.  

Maître Moussa Coulibaly, bâtonnier du Niger et avocat de Mahamadou Issoufou : « Nous nous sommes fait un devoir d’aller rencontrer le juge d’instruction pour lui dire que Mahamadou Issoufou est à sa disposition et qu’il est prêt à comparaître au moment qu’il voudra. Seulement, le juge d’instruction nous a fait comprendre qu’il attendait l’exécution du mandat d’arrêt. Alors, combien de temps l’exécution de ce mandat va-t-il prendre ? Nous n’en savons rien. Je ne peux comprendre cette tragi-comédie. Vous lancez un mandat d’arrêt contre quelqu’un, il dit : je me présente. Et vous barricadez la justice pour que la personne ne puisse pas se présenter », regrette l'avocat. « C’est vraiment le monde à l’envers. Nous sommes en présence d’une véritable affaire Clearstream à la sauce nigérienne dans laquelle un faux document a été produit pour servir de base à une inculpation et, aujourd’hui, les uns et les autres sont incapables d’assumer les conséquences des actes qu’ils ont posés », constate Maître Moussa Coulibaly.

A l’heure actuelle, Mahamadou Issoufou n’a toujours pas été arrêté. Interrogé par RFI, le ministre de la Justice s’est contenté de préciser que le Niger est un Etat de droit, que la faute est personnelle et que c’était à Mahamadou Issoufou lui-même de se présenter à la justice et non à ses avocats.

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