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Guinée Equatoriale

Obiang Nguema amnistie les mercenaires

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à la tribune de l'ONU le 25 septembre 2008.
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo à la tribune de l'ONU le 25 septembre 2008. UN Photo/Marco Castro
Texte par : RFI Suivre
2 mn

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 La radio nationale équato-guinéenne a annoncé, mardi matin, une « amnistie totale » pour Simon Mann (57 ans), pour l'un de ses principaux complices, le Sud-Africain Nick Du Toit, ainsi que pour trois autres hommes condamnés dans cette affaire. Le 7 mars 2004, Simon Mann et une soixantaine de mercenaires sont arrêtés sur l'aéroport d'Harare. Les autorités du Zimbabwe accusent alors le commando d'être venu prendre livraison d'armes, avant de se rendre à Malabo pour renverser le président Teodoro Obiang Nguema, avec l'aide d'une seconde équipe dirigée sur place par Nick Du Toit.

 
Le Sud-Africain et ses complices de Malabo sont jugés fin 2004. Du Toit écope de 34 ans de prison. Il faudra attendre janvier 2008 pour que Simon Mann soit extradé du Zimbabwe vers la Guinée Equatoriale. Cinq mois plus tard, un nouveau procès est organisé à l'encontre du Britannique qui va écoper, lui-aussi, de 34 ans et sept mois de prison ferme.

Grâce présidentielle  

Le décret signé par Téodoro Obiang Nguema évoque des « raisons humanitaires  »  pour expliquer l'amnistie de Simon Mann et de ses complices. Le Britannique était apparu très amaigri, au moment de son procès à Malabo, et il aurait « besoin d'un traitement médical régulier auprès de sa famille  », explique le décret.

La « repentance et la volonté de réinsertion  » des condamnés sont aussi soulignées par les autorités équato-guinéennes. Mais au-delà de ces considérations médico-sociales, il ne faut pas perdre de vue que la campagne électorale pour la présidentielle du 29 novembre s'ouvre jeudi prochain en Guinée Equatoriale et que le président sud-africain, Jacob Zuma, est en visite dans le pays, mardi et mercredi.

Au-delà de ces considérations, c'est aussi l'image du président Obiang Nguema qui est en jeu. Malabo lorgne sur le poste de gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC). 

Les mercenaires graciés ont 24 heures pour quitter la Guinée-Equatoriale.