Justice Internationale

Première comparution de Karadzic devant le TPIY

L'ancien leader serbe de Bosnie, Radovan Karadzic, lors de sa comparution devant le TPIY à La Haye, le 3 novembre 2009.
L'ancien leader serbe de Bosnie, Radovan Karadzic, lors de sa comparution devant le TPIY à La Haye, le 3 novembre 2009. REUTERS/Michael Kooren

L'ancien chef politique des serbes de Bosnie a réaffirmé mardi ne pas être prêt pour son procès et refusé que le TPIY lui impose un avocat pour le représenter à son procès. Les juges du tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie rendront dans la semaine leur décision sur la suite à donner à ce procès.

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Avec notre envoyé spécial à La Haye, Pierre Bénazet

Comme il l’avait annoncé, Radovan Karadzic s’est présenté, mardi 3 novembre, au TPIY pour une audience technique, débarrassé de la barbe derrière laquelle il s’est caché pendant 13 ans à Belgrade. L’ancien chef des Serbes de Bosnie était assis seul dans la section de la Chambre réservée aux équipes de la défense, puisqu’il continue à vouloir se défendre lui-même.

En ce début d’audience, Radovan Karadzic a affirmé que son absence n’était pas un boycott de son procès. Il continue à demander plusieurs mois de délai pour se préparer. Il lui reste, estime-t-il, 700 000 pages de preuves à examiner. Sans cela, selon lui, le procès ne sera pas équitable. L’occasion de révéler enfin « la vérité sur la guerre de Bosnie sera ratée ».

Le procureur, pour sa part, exige la poursuite du procès entamé il y a une semaine et répète que l’absence de Radovan Karadzic entraîne la nécessité de lui imposer un avocat commis d’office. C’est donc un bras de fer qui se poursuit entre Radovan Karadzic et ses juges.

Le TPIY veut respecter les droits des accusés à un procès dans les formes, mais le tribunal doit fermer ses portes d’ici 2 ou 3 ans et veut absolument mener ce procès à terme. Pour sa part, Radovan Karadzic semble, contrairement à Slobodan Milosevic, tenir à ce que le procès ait lieu. Il martèle que si ses droits ne sont pas respectés, autant lui envoyer tout de suite le verdict par la poste.

 

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