Etats-Unis

Proche-Orient : toujours l’impasse

Le président des Etats-Unis Barack Obama lors de son discours au Caire, le 4 juin 2009.
Le président des Etats-Unis Barack Obama lors de son discours au Caire, le 4 juin 2009. AFP/Mandel NGAN

Contrairement à son prédécesseur, qui s'était quasiment désintéressé du processus de paix jusqu'à fin 2007, laissant Israël et les Palestiniens discuter entre eux, le nouveau locataire de la Maison Blanche a promis que les Etats-Unis participeraient directement aux négociations...

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Dans son discours du Caire, le 4 juin dernier, Barack Obama, avait plaidé pour un « nouveau départ »dans les relations entre les Etats-Unis et le monde musulman. De Rabat à Djakarta, ce discours avait été perçu comme l'ouverture d'une nouvelle ère. C'en était fini avec l'axe du mal de George Bush et la politique de confrontation qui avait tenu lieu de diplomatie. Contrairement à son prédécesseur, qui s'était quasiment désintéressé du processus de paix jusqu'à fin 2007, laissant Israël et les Palestiniens discuter entre eux, le nouveau locataire de la Maison Blanche a promis que les Etats-Unis participeraient directement aux négociations.

Premier acte de cette nouvelle volonté : la nomination de George Mitchell comme émissaire spécial des Etats-Unis pour la paix au Proche-Orient. Agé de 75 ans, considéré comme l'un des artisans de la paix en Irlande du Nord, George Mitchell se heurtera très vite cependant à l'intransigeance du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Pas question pour ce dernier en effet de renoncer à la colonisation des territoires palestiniens, alors que le président américain exigeait qu'elle soit stoppée.

Dans ce bras de fer, c'est Benyamin Netanyahu qui l'emporte puisqu'Hillary Clinton, la secrétaire d'état américaine, affirme à présent que les Palestiniens et le monde arabe doivent se contenter d'un gel partiel de la colonisation. Barack Obama, qui ne manque jamais une occasion de rappeler les liens indéfectibles entre les Etats-Unis et Israël, bénéficiaire de trois milliards de dollars d’aide américaine chaque année, n’a pas réussi non plus à obtenir la levée du blocus de Gaza.

 

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