Etats-Unis

Santé : l'imbroglio parlementaire

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi lors de la présentation du plan de réforme de la couverture santé, au pied du Capitole à Washington, le 29 octobre 2009.
La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi lors de la présentation du plan de réforme de la couverture santé, au pied du Capitole à Washington, le 29 octobre 2009. Reuters/Joshua Roberts

La réforme phare du système de santé s'est jusqu'à maintenant perdue dans les arcanes du Congrès dont elle commence à peine à émerger, après un débat très âpre au sein même de la majorité démocrate

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Un projet phare, et un objectif de politique intérieure prioritaire : c'est ainsi que Barack Obama avait envisagé cette réforme. Il s'agissait pour lui rien moins que de changer un système de santé profondément injuste (46 millions d'Américains, soit un sur sept, n'ont aucune couverture) et coûteux (les sociétés d'assurances et le secteur médico-pharmaceutique, maîtres du jeu, dictent leurs conditions, y compris à l'Etat qui finance les deux gros programmes publics d'aide que sont Medicare pour les retraités, et Medicaid pour les pauvres).

 
Barack Obama a voulu éviter la déconvenue, sur le même sujet, de l'administration Clinton dans les années 90 : pas question d'un projet clé en mains de l'exécutif, susceptible d'être enterré par le législatif. Il a donc laissé quartier libre aux deux Chambres, avec quelques grandes lignes et une date-limite, qui a déjà dû être repoussée une première fois. Car la réforme s'est jusqu'à maintenant perdue dans les arcanes du Congrès dont elle commence à peine à émerger, après un débat très âpre au sein même de la majorité démocrate.

Principale pomme de discorde : l' « option publique », c'est-à-dire la capacité pour le gouvernement de proposer sa propre offre de couverture médicale, en concurrence avec les assureurs privés, un projet qui vaut à Barack Obama d'être taxé de « socialiste » par l'opposition républicaine. Au terme de nombreuses péripéties au Congrès, il semble bien que l' « option publique » doive être sauvée, et que cette législation complexe puisse être votée avant la nouvelle date-limite fixée par le président : la fin de l'année.

 

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