Recherche/ Génétique

Une découverte significative sur le développement de 50% des cancers

National Cancer Institute

Des scientifiques de l'université de Cambridge ont identifié un gène dénommé NRG1 (neuregulin-1) dont le mauvais fonctionnement ou l'absence expliquent plus de la moitié des cancers du sein, de la prostate, des ovaires, du colon et de la vessie, selon une étude parue dans la presse britannique, laquelle présente cette découverte comme une avancée majeure.

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Les scientifiques ont constaté que les cellules cancéreuses n'apparaissaient pas sur le chromosome 8, le gène NRG, qui stoppe leur prolifération. Cependant, si le gène est défectueux ou est absent, les tumeurs cancéreuses peuvent croître sur ce chromosome.

Chaque être humain naît avec un gène NRG1 intact, mais il semble qu'au fil du temps il puisse s'endommager, laissant la voie libre aux cellules cancéreuses : « Je crois que le NRG1 pourrait être la plus importante découverte en 20 ans d'un gène suppresseur de tumeur, car elle nous donne des informations vitales sur un nouveau mécanisme causant le cancer du sein », a déclaré le Dr Paul Edwards, qui a dirigé cette équipe de chercheurs.

Attention toutefois, met en garde le Docteur Anne Vincent-salomon de l'Institut Curie à Paris, spécialisé dans le traitement du cancer du sein, dire que ce gène serait le seul qui participe à cette transformation en cancer serait abusif.

Dr Anne Vincent-Salomon

Découverte la plus significative depuis les années 1970

« Nous avons de fortes indications que le gène est impliqué dans le cancer du sein, mais nous n'avons aucune raison de penser que ce n'est pas la même chose pour les autres cancers, dont ceux de la prostate et du colon », a-t-il ajouté.

Arlene Wilkie, de l'organisation caritative Breast cancer campaign, qui a contribué à financer l'étude, a estimé qu'il s'agissait d'une « avancée majeure » qui pourrait ouvrir la voie à une « multitude de stratégies nouvelles pour améliorer le diagnostic et le traitement ».

La découverte du NRG1 serait la plus significative en terme de recherche génétique sur le cancer depuis celle à la fin des années 1970 du p53. Une dizaine d'années après avoir été identifié, le p53 avait été classé dans la catégorie des gènes suppresseurs de tumeurs, c'est à dire des gènes freinant la prolifération des cellules cancéreuses.

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