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Etats-Unis

Un premier revers pour Obama

Le président américain, Barack Obama.
Le président américain, Barack Obama. REUTERS/Kevin Lamarque
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un an après l'accession de Barack Obama à la présidence américaine, on aperçoit les premières fissures dans l'opinion, comme en témoignent deux défaites électorales dans les Etats de Virginie et du New Jersey du mardi 3 novembre. A la Maison Blanche on tente de limiter les dégâts.

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Le porte-parole de Barack Obama cherche à faire croire que ces résultats ne sont pas significatifs pour l'avenir. La Maison Blanche a beau vouloir réduire l'impact de ces consultations, elles n'en constituent pas moins un revers amer pour le président, d'autant plus qu'il s'était engagé personnellement dans la campagne électorale.

Dix mois après sa prise de fonction, ce serait véritablement un miracle si sa popularité était restée aussi haute, surtout face aux défis auxquels le président Obama doit faire face.

Vincent Michelot, professeur à l’institut d’études politiques de Lyon, spécialiste des Etats-Unis

En Virginie, les démocrates avaient espéré pouvoir l'emporter, dans la foulée de la victoire de Barack Obama l'an dernier, qui avait été l'un des rares présidents démocrates à s'imposer dans cet Etat du Sud, fief traditionel des conservateurs. Pari perdu. Le revers est encore plus rude dans le New Jersey, véritable bastion démocrate.

Pourtant, le parti conservateur va peut-être un peu vite en besogne, quand il affirme que le vent tourne. Littéralement accablés par leur défaite de l'année dernière, les républicains sont depuis profondément divisés, entre les ultra-conservateurs qui prêchent une ligne dure et les modérés, qui estiment au contraire qu'il faudrait aller à la pêche des électeurs au centre pour se requinquer.

C'est précisément ce manque de cohérence sur la stratégie à adopter qui leur a coûté la victoire dans une petite circonscription de l'Etat de New York, tombé mardi 3 novembre dans l'escarcelle démocrate. Les républicains ne pourront pas faire l'économie d'une réflexion sur leur projet politique. Une condition indispensable s'ils veulent espérer remporter les élections de mi-mandat l'année prochaine, un scrutin dont va dépendre la majorité de Barack Obama au Congrès.

 

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