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Revue de presse Asie

A la une : Etats-Unis-Birmanie, le dialogue impossible?

Texte par : Nicolas Vescovacci
5 min

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Les dissidents birmans attendent peu de chose de la visite d'une délégation de diplomates américains de haut rang qui se trouvent en Birmanie. Cette délégation est emmenée par le sous-secrétaire d'Etat américain Kurt Campbell. Après avoir rencontré le Premier ministre birman ce mercredi matin, le diplomate doit voir la prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi. A Rangoun, Kurt Campbell devrait aussi croiser des leaders ethniques. Mais à lire certains représentants des nombreuses ethnies birmanes, il y a peu de chance de voir aboutir un dialogue entre les Etats-Unis et la junte au pouvoir depuis près de cinquante ans. A vrai dire, pour eux, seul le régime militaire peut tirer profit de telles discussions.
Aye Tha Aung, le leader de la Ligue Arakan pour la démocratie, interrogé par Irrawady, un journal d'opposition basé en Thaïlande, se dit pessimiste sur l'issu de discussions américano-birmanes car, dit-il « le régime refuse des négociations tripartites entre les militaires, l'opposition et les groupes ethniques, » seules garanties à ses yeux de véritables progrès politiques.
Pour Hla Ngwe, le co-secrétaire de l'Union nationale des Karen, « il y a peu de chance de voir des résultats positifs car Than Shwe, le généralissime a décidé de ne pas s'afficher aux côtés des Américains. »
Enfin, de l'avis d'un représentant de l'ethnie Wa joint par Irrawaddy « les Etats-Unis ne pourront pas persuader la junte de changer de comportement. Les problèmes, précise-t-il, ne peuvent être résolus que par les Birmans eux-mêmes. »

Le président Zardari, « l’affairiste »

Le président pakistanais peut-il être rattrapé par une vieille histoire d’abus de pouvoir et de corruption présumée ? C'est la question que l'on peut se poser à la lecture d'un article très détaillé de The News, le grand journal de Lahore. Le quotidien affirme qu'Ali Asif Zardari et son fils Bilawal sont devenus en mars dernier les heureux propriétaires de 123 hectares de très bonnes terres près d'Islamabad.
Le problème c'est que la société privée Park Lane Estates qui s'est portée acquéreur de ces terrains n'a déboursé que cinq cent mille euros, alors qu'au prix du marché, ils en valent trente fois plus, c'est à dire 16 millions d'euros.

Selon The News, cette histoire remonte à 1994. A l'époque Zardari veut acheter des terres proches de la capitale pakistanaise pour en faire un ranch et un terrain de polo.
Son épouse, Benazir Bhutto est alors Premier ministre. Il est lui-même ministre et ne peut donc pas s'avancer à visage découvert. En hommes d'affaires expérimenté, Zardari a recours a plusieurs hommes de paille. Et voici comment : The News assure d'abord que l'actuel président aurait forcé trois cents familles à vendre leurs terres à un premier intermédiaire en 1994. Après de longues procédures la première vente aurait lieu en 1997. Dix ans plus tard, en 2007, un deuxième intermédiaire entre en jeu et achète les 123 hectares. Lorsque le Parti du peuple pakistanais (PPP), le parti de Zardari revient au pouvoir l'année suivante, les droits de propriété sont alors transférés à la société foncière des Zardari, la Park Lane Estates. Le tour est joué !

The News accuse le président, celui que les Pakistanais ont surnommé « Monsieur 10% », d'avoir monté toute l'opération qui aurait légalement abouti en mars 2009.
Contacté par le journal, le porte-parole de Zardari répond que dans cette affaire, les soupçons de corruption et d'abus de pouvoir ont été levés il y a bien longtemps. « Des terres achetées pour des cacahouètes », martèle pourtant The News qui maintient sa version des faits.

Carrefour condamné en Indonésie

Un coup dur pour Carrefour en Indonésie ! Après huit mois d'enquête, les autorités indonésiennes de la concurrence ont considéré que le géant français de la distribution, numéro deux mondial du secteur était en situation de monopole. Selon le Jakarta Post, Carrefour a été condamné à 1 million 700 mille euros d'amende. La société française a aussi reçu ordre de vendre les supermarchés Alfa ; une chaîne de magasins indonésiens qu'elle a acheté en 2008.
Interrogé par le Jakarta post, le porte-parole de «Carrefour Indonésie» affirme que ce jugement est « injuste et non conforme à la réalité ». La société française pourrait faire appel de la décision.

Le retour d’un vin de riz en Corée du Sud

Un journal sud-coréen salue la renaissance d'un vin traditionnel fabriqué à base de riz.
Le makgeolli, c'est son nom, ressemble à un liquide épais, opaque et blanchâtre. Rien à voir donc avec notre bon jus de raisin. Dans les années 80, nous raconte le Chosun Ilbo, la production nationale de ce breuvage approchait les 1 million et demi de litres. « Les Jeux Olympiques de Séoul en 1988 ont tout changé », regrette le quotidien.

Sacré modernité ! Les alcools étrangers envahissent alors le marché sud-coréen : la bière et le whisky s'imposent. Et le pauvre vin de riz voit sa production déclinée avec 129 000 litres vendus en 2002. Le makgeolli est à l'époque considéré comme l'alcool des pauvres.
Est-ce une conséquence de la crise? En tous cas, ce vin de riz n'a peut-être pas dit son dernier mot. Cette année, des petits malins ont eu l'idée d'adapter la boisson au goût du jour. Des versions parfumées sont apparues, plus jeunes et plus branchées. Du coup, les ventes redémarrent et pourraient dépasser les deux cent mille litres en 2009.
Selon un médecin interrogé par le journal, boire du makgeolli est excellent pour la santé. Car ce vin est en fait essentiellement composé d'eau, à 80%, d'alcool à 7 ou 8% et de protéines à 2%. Un savant mélange donc qui serait réputé pour ses propriétés diététiques.

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