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Territoires palestiniens

Abbas ne se représentera pas

Le président palestinien Mahmoud Abbas lors d'un discours à Ramallah, le 5 novembre 2009.
Le président palestinien Mahmoud Abbas lors d'un discours à Ramallah, le 5 novembre 2009. AFP/Abbas Momani
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a annoncé ce jeudi soir qu'il ne se représentera pas à la présidentielle fixée au 25 janvier prochain. C'est une conséquence de l'échec de sa politique modérée, des divisions internes et de l'impossibilité de relancer le processus de paix.

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Mahmoud Abbas, président palestinien, sur son désistement

C'est un constat d'échec que le président palestinien a dressé ce jeudi pour justifier sa décision de ne pas briguer à nouveau la présidence de l'Autorité palestinienne. Un échec qu'il attribue d'abord au mouvement islamiste Hamas accusé d'avoir tout fait pour empêcher une réconciliation négociée par l'Egypte.

Un accord devait être signé le 26 octobre dernier prévoyant la tenue d'élection présidentielle et législative en juin prochain. Mais le refus du Hamas l'a selon les propres termes de Mahmoud Abbas, «contraint à convoquer le scrutin pour le 24 janvier». Un scrutin auquel il a décidé de ne pas participer, lassé également par les obstacles posés selon lui par Israël à toute tentative de règlement du conflit.

Au passage Mahmoud Abbas a égratigné l'administration américaine coupable selon lui de ne pas avoir exigé de l'Etat hébreu l'arrêt total de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés. C'est désormais une véritable crise politique qui s'annonce au sein du pouvoir palestinien, rendant un peu plus improbable encore toute éventualité de règlement du conflit israélo-palestinien.

Mahmoud Abbas a été également affecté par la polémique sur le rapport Goldstone et les accusations de trahison portées contre lui par une partie de l’opinion palestinienne. Cet apparatchik du Fatah a toujours estimé s’être sacrifié quand le parti lui a demandé de succéder à Yasser Arafat. Aujourd’hui, il demande donc au Fatah de trouver quelqu’un d’autre pour des élections annoncées en janvier, mais la plupart des observateurs pensent qu’elles n’auront pas lieu.

 

Le Hamas de son côté moque ce qu’il appelle une décision en forme de « reproche aux amis américains et Israéliens de Mahmoud Abbas ». Le mouvement islamiste juge qu’il doit maintenant dire aux Palestiniens que la voie des négociations a échoué.

 

 

 

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