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France

François Fillon recadre les membres de son camp

Le Premier ministre français, François Fillon.
Le Premier ministre français, François Fillon. (Photo : Reuters)

Le Premier ministre remet les pendules à l'heure au sein de la majorité à un moment où l'ambiance est à la contestation. C'est ce qui ressort d'une grande interview de François Fillon  accordée au quotidien Le Monde à paraître le 6 novembre.

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Pour François Fillon, la solidarité gouvernementale, cela veut dire quelque chose. Cela veut dire « qu'on ne peut pas être au gouvernement et en opposition avec le gouvernement ». Le message est clair et il est destiné en priorité à Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Sports, qui s'est opposée à sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot. Une faute qui ne lui vaut pas, pour le moment, un limogeage mais un avertissement plutôt sévère.

Rama Yade n'est pas la seule cible du rappel à l'ordre du Premier ministre. Henri Guaino, conseiller du président de la République, qui serait à l'origine d'une tribune des parlementaires sur le grand emprunt, en fait aussi les frais. Epinglé également  Jean-Pierre Raffarin, qui mène la contestation sur la suppression de la taxe professionnelle avec une méthode jugée « contestable » par François Fillon qui affirme qu'il y a des « marges de négociation » mais aussi des « lignes rouges » à ne pas franchir. Autrement dit, le gouvernement ne cèdera pas dans sa volonté de réformes.

Car c'est bien là son objectif prioritaire : continuer à tenir les engagements pris par Nicolas Sarkozy, sans état d'âme sur le rôle du Premier ministre - « Non, dit-il, Matignon n'est pas un enfer ! », et sans projet d'avenir - mairie de Paris ou autres - parce que ce n'est pas encore l'heure. 

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