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France

Le bilan du mi-mandat de Nicolas Sarkozy

Le président français Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée.
Le président français Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée. AFP
Texte par : RFI Suivre
1 mn

Vendredi 6 novembre, date anniversaire du mi-mandat de Nicolas Sarkozy à l'Elysée et deux ans et demi après son élection, les temps sont durs pour le président de la République qui -sur fond de crise économique et de hausse du chômage-, voit s'effondrer sa côte de popularité. Une popularité plombée également par les polémiques, notamment l'affaire de la candidature de son fils à l'Epad. A cela s'ajoute désormais une fronde des parlementaires de sa propre majorité contre un certain nombre de réformes.

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Pour Nicolas Sarkozy, il y longtemps que la lune de miel est terminée avec les Français. Les promesses de «rupture» et de défense du pouvoir d'achat ont fait long feu et le président entame la seconde partie de son quinquennat sur fond de morosité économique. Le chômage flirte avec les 10% , la croissance est en berne et la dette publique ne cesse de gonfler.

Au désamour avec les Français, s'ajoute désormais un véritable bras de fer avec sa majorité parlementaire qui conteste certaines réformes emblématiques passées à marche forcée, l'imposition de la taxe carbone, ou bien encore la suppression annoncée de la taxe professionnelle.

C'est la traditionnelle «malédiction des deux ans» minimise Nicolas Sarkozy.On touche plutôt aux limites de «l'hyper-présidence» analysent les politologues. « Le président paye la rançon de son hyperactivité solitaire et des récentes polémiques qui ont ébranlé son camp», de l'affaire Mitterrand à celle de son fils Jean Sarkozy à la tête de l'Epad.

Et pourtant, faute d'alternative crédible à droite comme à gauche, Nicolas Sarkozy continue de dominer la vie politique française. Il n'a désormais plus que deux ans pour convaincre les Français de lui confier un éventuel second mandat.