Madagascar

Les négociations se poursuivent pour sortir de la crise

Le président malgache déchu Marc Ravalomanana lors du sommet à Addis Abéba, le 3 novembre 2009.
Le président malgache déchu Marc Ravalomanana lors du sommet à Addis Abéba, le 3 novembre 2009. Reuters/Irada Humbatova

Les chefs des quatre mouvances malgaches réunis à Addis Abeba ont toujours du mal à trouver un accord pour sortir le pays de la crise. Les principaux blocages semblent venir du camp du président déchu Marc Ravalomanana. Toutefois, l'ex-président mozambicain et chef de la médiation, Joaquim Chissano, a évoqué des «avancées». 

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Tant du côté des Malgaches que de la médiation, personne n'a voulu faire de déclaration officielle à la sortie de la réunion de ce mercredi. Ce qui n'est jamais bon signe. Les discussions reprendront jeudi 5 novembre avec toujours les mêmes blocages. Le camp Ravalomanana refuse que la présidence soit accordée à Andry Rajoelina.

Mais il y a visiblement comme des esquisses de solutions sur d'autres questions. Le scénario qui fait visiblement son chemin se serait un partage de la vice-présidence. Jusqu'à présent c'est la mouvance du professeur Albert Zaff qui occupe ce poste. Mais le camp Ravalomanana qui n'a pour le moment aucune fonction exécutive pourrait s'y adjoindre.

Dans ce cas, il faudrait définir la fonction car il ne s'agit aujourd'hui que d'un poste essentiellement symbolique. Cette option, qui d'ailleurs est loin d'être retenue, ne règle de toute façon pas la question de la présidence attribuée à Rajoelina.

Un nouveau débat serait apparu ce mercredi concernant le statut accordé à Marc Ravalomanana. Ce dernier vit actuellement en exil en Afrique du Sud. Mais il lui faut protéger ses nombreux intérêts financiers, lui qui est avant tout un homme d'affaires averti. Et pour l'instant il n'a pas franchement de garanties.

A la sortie de la réunion mercredi, ce n'était pas forcément l'optimisme qui prévalait. On pouvait même lire une grande lassitude sur la plupart des visages. 

L'objectif de ces discussions sous l’égide de l’Union africaine est de mettre en oeuvre les accords signés en août à Maputo, visant à mettre en place une transition provisoire du pouvoir en attendant de nouvelles élections.

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