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Revue de presse des Amériques

Fort Hood en deuil

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Aux Etats-Unis, toute la presse affiche en une la fusillade de Fort Hood. Les mêmes photos montrent partout le chagrin des familles et l’accablement des compagnons d’armes. Ainsi que la petite photo d’identité, en noir et blanc, d’un homme rond et souriant : l’auteur de la fusillade.

Dans le titre de son article, le New York Times reprend le mot d’un des cousins du meurtrier présumé : il était « mortifié » à l’idée d’aller à la guerre. « Ayant entendu en consultation des quantités de soldats de retour du front atteints de désordres post-traumatiques... il connaissait trop bien les terribles réalités de la guerre », conclut le quotidien, qui rappelle que le commandant Nidal Malik Hassan est né et a été élevé en Virginie, qu’il est le fils d’immigrants d’une petite ville palestinienne près de Jérusalem, et qu’il a intégré l’armée à la sortie du lycée, contre les vœux de ses parents. Armée qui l’a envoyé à l’université et à la faculté de médecine où il est devenu psychiatre.
Le Washington Post cite un autre proche, sa tante, qui assure que le commandant Hassan « avait demandé à être libéré de l’armée », et qu’il était « harcelé », voire attaqué depuis les attentats du 11 septembre 2001, à propos de « la foi que ce pieux musulman affichait en allant prier tous les jours au centre islamique ».
USA Today publie un encadré sur la situation de Fort Hood, l’une des bases qui a le plus l’expérience des « soldats confrontés au stress de huit ans de combats... et de rotations multiples ». « C’est une sorte de "ville moyenne" d’environ 50 000 soldats, peut-on lire dans cet article, et dont l’hôpital a soigné depuis 2003 plus de 2 200 soldats blessés, ou malades ».
Le Christian Science Monitor va plus loin en affirmant que la fusillade d’hier n’est pas un « événement isolé », comme le dit l’armée. « Il y a eu d’autres attaques par des militaires dans les années récentes », précise le journal en ligne, qui en dénombre six, certaines aux Etats-Unis, d’autres dans la zone de guerre en Irak... « Alors qu’un nombre croissant de soldats sont victimes de stress et se suicident. »

Retrait canadien

Dans le reste du continent américain, les journaux font aussi une large place à la tuerie de Fort Hood, par exemple l’argentin Clarin qui titre « Les Etats-Unis revivent le cauchemar des massacres, cette fois sur une base militaire » ; il rappelle les faits, homicides et violations de toutes sortes, rapportés par un grand article du New York Times au début de l’année, sur le niveau de violence qui va de pair avec le retour des soldats.
D’autres quotidiens font voisiner ce carnage avec d’autres informations touchant à la guerre, mais plus proches de leur propre réalité.
Ainsi au Canada le Globe and Mail titre sur « les forces canadiennes (qui) se préparent pour le retrait d’Afghanistan ». Le départ de ce contingent, parmi les plus importants sur le terrain, n’est prévu qu’en 2011, suite à un vote du Parlement, mais l’état-major prend déjà ses dispositions, même si le grand journal de Toronto pense que Barack Obama demandera au Premier ministre Stephen Harper de maintenir ses troupes sur place.
Le journal argentin Pagina 12 consacre, lui, un long reportage à « ces troupes qui font déjà partie du paysage ». Référence aux soldats de la Minustah en Haïti. Les Argentins en font partie, aux côtés notamment des Brésiliens, et le journalsite rappelle qu’ils étaient venus pour six mois, mais qu’ils y sont depuis plus de 5 ans maintenant. La date du retrait de la Minustah, dont le mandat vient d’être renouvelé par l’ONU, n’est pas clair, ajoute le quotidien, qui précise que le maintien de cette force onusienne « engendre un rejet de la part des étudiants et des organisations sociales, qui voient en elle une force d’occupation... ».

Feuilleton hondurien

Le feuilleton du Honduras continue dans les pages latino-américaines. Avec ce dernier épisode en date d’« un gouvernement dit d’union nationale où il n’y a ni Zelaya, ni les zélayistes », comme le dit le site d’information Infolatam. Zelaya considère que « l’accord a échoué et il a annoncé le boycottage des élections présidentielles du 29 novembre ».
A-t-il « bouclé » trop tôt ? Toujours est-il qu’au Honduras même la Prensa présente les choses différemment en titrant : « Le nouveau gouvernement d’unité et de réconciliation est formé », une équipe annoncée comme « représentative du vaste spectre idéologique et politique » du pays, « dans le strict respect de la lettre de l’accord ».
Au Venezuela, même tableau incomplet des derniers événements qui ont, il est vrai, eu quelques choses d’une journée de dupes : « Tout le cabinet de Micheletti démissionne pour former un gouvernement d’unité », annonce ainsi le Nacional, sans mentionner le rejet de cette formule dont il s’est estimé écarté par le président déchu.

 

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