Accéder au contenu principal
Espagne/Somalie

La pression des familles face aux menaces

Les femmes et familles des membres de l'équipage lors d'une conférence de presse à Bermeo, au Pays Basque, le 6 novembre 2009.
Les femmes et familles des membres de l'équipage lors d'une conférence de presse à Bermeo, au Pays Basque, le 6 novembre 2009. Reuters/Stringer

Les familles des marins du thonier Alakrana, retenus en otages par des pirates somaliens depuis le 2 octobre, exigent de Madrid des négociations efficaces. Elles demandent une libération rapide, face aux menaces d'exécution lancées par les pirates.

Publicité

Avec notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard

Miguel Angel Moratinos, le ministre des Affaires étrangères espagnol, a annoncé vendredi soir que trois des otages espagnols de Somalie débarqués jeudi à terre, avaient été reconduits à bord du bateau. Ils avaient été remis aux mains des familles des pirates somaliens emprisonnés par les autorités espagnoles. Ce rebondissement laissait craindre les pires représailles.

Les familles des marins de l’Alakrana ont demandé au cours d’une conférence de presse ce vendredi la libération des deux pirates somaliens extradés en Espagne pour y être jugés, espérant ainsi que leurs proches pourrait ainsi recouvrer leur liberté.

Elles insistent également auprès du gouvernement espagnol pour qu’il n’entreprenne aucune action militaire qui pourrait mettre en danger la vie des marins. Hypothèse d’ailleurs écartée cet après-midi par la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega.

Mercredi, la situation sur place s’est subitement tendue. Les membres de l’équipage retenus par les pirates ont appelé leur famille. Très angoissés, ils ont expliqué qu’ils étaient épuisés et que les pirates étaient drogués, très nerveux et armés jusqu’aux dents.

Les ravisseurs menacent de tuer les otages d’ici à deux jours si le gouvernement espagnol ne répond pas à leurs exigences.

Il semble que depuis plusieurs jours, on s’attendait à ce que les négociations sur une rançon fixée à quatre millions de dollars soient interrompues.

Maria Teresa Fernandez de la Vega a expliqué que la priorité du gouvernement était que les marins reviennent sains et saufs et que toutes les actions légales étaient envisagées pour mettre fin à la prise d’otages.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.