Union africaine / Madagascar

Rajoelina revient à la table des négociations

Les médiateurs de l’UA convainquent Andry Rajoelina de reprendre les discussions.
Les médiateurs de l’UA convainquent Andry Rajoelina de reprendre les discussions. AFP/Aaron Maasho

Les négociations entre les différents protagonistes malgaches, au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, ont repris ce 6 novembre, après avoir connu hier, un bref coup d’arrêt. Andry Rajoelina avait lancé à la sortie d’une réunion « Je m’en vais ». Les médiateurs l’ont convaincu de revenir sur sa décision, en lui faisant certainement quelques concessions sur la répartition des postes à pourvoir dans la prochaine transition politique à instaurer, avant les élections prévues en fin 2010.

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A l’issue de plusieurs heures de discussions à son hôtel avec le médiateur Joaquim Chissano, Rajoelina a effectivement accepté de revenir à la table des négociations.

Après une matinée à souffler le chaud et le froid, il est donc arrivé en début d’après-midi au siège de l’Union africaine. Le prix payé pour cette reprise serait une garantie que le consensus annoncé le 6 octobre à Antananarivo sera bien appliqué.

Conséquence : Rajoelina serait confirmé à la tête de la transition, ce qui n’est pas une surprise. A voir s’il a aussi obtenu que la mouvance du président évincé, Marc Ravalomanana, ne soit pas, elle, représentée par la vice-présidence.

Les discussions ont ainsi repris entre les quatre chefs de file, mais très vite Rajoelina et Ravalomanana se sont isolés dans une autre salle pour discuter pendant une demi-heure. Ils en sont sortis sans faire de commentaires mais le visage plutôt serein. Et il faut espérer qu’un accord ait été trouvé entre les deux hommes car leur affrontement constitue le principal point de blocage.

Or, dans la tête des médiateurs, tout comme dans celle des participants malgaches, il faut en finir d’ici ce soir et donc le temps presse. Mais comme le souligne justement Rajoelina, « on n’a pas beaucoup avancé depuis trois jours où nombre d’acquis ont été remis en cause et, techniquement, il reste encore beaucoup à faire avant de finaliser un accord global ».

 

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