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Royaume-Uni/G20 Finance

Aucune avancée significative à Saint Andrews

Le groupe militant « Put people first » («les peuples d'abord») dénonce la politique de l’autruche du G20.
Le groupe militant « Put people first » («les peuples d'abord») dénonce la politique de l’autruche du G20. Reuters/David Moir
Texte par : RFI Suivre
3 min

Taxation financière ou réchauffement climatique, le G20 n’a pris aucune décision, ce que dénonce le contre-sommet, dont l’association «Les peuples d’abord». Le Premier ministre britannique, en visite surprise, a donné une tonalité morale à la réunion.

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La Grande-Bretagne, organisatrice du G20 (en Ecosse), qui rassemble les principaux pays industrialisés et en développement, avait souhaité que les ministres des Finances, réunis pour la troisième fois cette année, prennent à bras le corps le problème du changement climatique et de son financement, à quelques semaines de la conférence internationale de Copenhague. De même que le Royaume-Uni souhaitait, au terme de la réunion, voir ouvertes de nouvelles pistes sur la régulation financière.

Au demeurant, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a fait le déplacement pour essayer de convaincre le G20 d'adopter un projet de taxe sur les transactions boursières pour financer d’éventuels plans de sauvetages des banques à l’avenir.

Londres a appelé à la mise en place d’un « contrat social », entre les banques et les contribuables qui les ont aidées pendant la crise, envisageant explicitement parmi les moyens d’y parvenir, l’instauration d’une taxe de type « Tobin »

Les représentants du G20 se sont en outre engagés à adopter d'ici janvier un calendrier détaillé pour la mise en oeuvre d'un processus d'évaluation mutuelle de leurs économies afin de garantir une meilleure coordination de leurs politiques.

Depuis l'éclatement de la crise financière, les responsables politiques cherchent les moyens d'éviter à l'avenir d'avoir à renflouer les banques dans l'urgence en puisant dans l'argent des contribuables.

Etats-Unis et Canada rejettent l’idée de taxe Tobin

C'est dans ce cadre que l'idée de la taxe Tobin (du nom de l’économiste James Tobin), a resurgi. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a créé la surprise en appelant à une réflexion sur le sujet, mais les Etats-Unis et le Canada s’y sont formellement opposés. « Cette idée d’une taxe sur les transactions financières fait son chemin depuis longtemps. Les expériences sont mitigées et ce n’est pas quelque chose que nous sommes prêts à soutenir », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner.

Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty juge l’idée « pas très attrayante ».

Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI (Fonds monétaire international) estime que l’éventuelle taxe ne porterait pas sur les transactions financières, une solution, selon lui, « impossible à mettre en œuvre ».

Les ministres des Finances se sont toutefois engagés à poursuivre leur politique de soutien à l'économie jusqu'au retour de la reprise de la croissance.

 

Les vingt membres du G20 : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie et Turquie; le vingtième membre est l’Union européenne.
 

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