Soudan, Turquie

El-Béchir «reporte» sa visite à Istanbul

路透社

Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, «reporte» sa visite à Istanbul où il devait assister lundi à une réunion de l'Organisation de la conférence islamique (OCI). Ankara semble suivre l’injonction de la communauté internationale.

Publicité

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Pressions amicales d’Ankara, ou bien vexation personnelle du chef de l’Etat soudanais, voire inquiétudes pour sa liberté, ce qui est peu probable : toujours est-il que celui que la presse locale surnomme « le criminel el-Béchir » ou « le boucher du Darfour » a annulé en dernière minute sa venue à Istanbul.

Après des jours de polémique, et même de tensions entre Bruxelles et les autorités turques, Omar el-Béchir a donc préféré rester dans son pays que de venir participer à la 25e réunion de la Coopération économique et commerciale de l’Organisation de la Conférence islamique.

Le président soudanais était déjà venu en Turquie au printemps dernier, juste après qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui, profitant de ce que la Turquie, n’ayant jamais reconnu le Tribunal pénal international (TPI), lui promettait l’impunité.

La Turquie, à l’instar de l’ensemble des pays musulmans, refuse de considérer le président soudanais comme un criminel. Elle semble donc avoir mis de l’eau dans son vin et avoir entendu les mises en garde de la communauté internationale. On peut en effet vouloir jouer les médiateurs entre l’Occident et le monde arabo-musulman, mais jusqu’à un certain point, qu’Ankara a préféré ne pas franchir.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail