Equateur

Etat d’urgence électrique

La sécheresse avait déjà privé l'Equateur de courant le 15 janvier 2009, comme ici à Quito.
La sécheresse avait déjà privé l'Equateur de courant le 15 janvier 2009, comme ici à Quito. AFP/Pablo Cozzaglio

La population découvre des coupures d’électricité qu’elle n’avait pas connues depuis 13 ans. Le président Correa s´est excusé, mais les barrages sont vides. Et s´il ne pleut pas, les Equatoriens vont retrouver l’éclairage à la bougie.

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Avec notre correspondant à Quito, Eric Samson

S´il fait la joie des touristes, le grand ciel bleu sur les Andes équatoriennes désespère les autorités.

Près de Cuenca, dans le sud du pays, toutes les rivières qui alimentent la centrale hydroélectrique de Paute sont à sec. Cette centrale génère normalement plus du tiers de toute l´énergie consommée en Equateur mais son réservoir est aujourd´hui pratiquement vide.

Les centrales thermiques, pas toujours bien entretenues, tournent à plein, la Colombie, elle aussi confrontée à la sécheresse, a diminué ses exportations d´énergie.

Alors que le ministre de l´Electricité s´était beaucoup avancé en affirmant récemment que les coupures n´étaient pas imminentes et seraient de toute façon annoncées à l´avance, la population a été surprise puis indignée par les premières suspensions. Le président Correa s´est excusé pour ce manque de coordination mais a rejeté la faute sur les gouvernements précédents qui n´ont pas lancé de nouveaux projets hydroélectriques.

RFI/Eric Samson

Alors que tous les bars et restaurants doivent fermer à minuit et que les pertes s´accumulent dans le petit commerce, toutes les entreprises ayant des générateurs doivent obligatoirement les utiliser.

La situation devrait s´améliorer en mars avec l´entrée en service d´une nouvelle centrale hydroélectrique mais d´ici là, les Equatoriens vont devoir adapter leur vie professionnelle et privée aux exigences des rationnements.
 

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